Albanais et Bosniens n’auront plus besoin de visas

Les ministres de la Justice européens ont approuvé, lundi 8 novembre, la levée des visas pour les citoyens de ces deux pays, désireux de circuler dans l’espace Schengen. Des conditions spécifiques pour encadrer cette autorisation ont cependant été mises en place.

EURACTIV.fr

Les ministres de la Justice européens ont approuvé, lundi 8 novembre, la levée des visas pour les citoyens de ces deux pays, désireux de circuler dans l’espace Schengen. Des conditions spécifiques pour encadrer cette autorisation ont cependant été mises en place.

Certains États, notamment la France, avaient émis des réserves.

L’ensemble des pays de l’Union européenne a cependant approuvé la levée des visas pour les Bosniens et les Albanais désireux de se rendre dans les 25 pays de l’espace Schengen. Ils devront être munis d’un passeport biométrique. 

Cette décision prendra effet à la mi-décembre. La levée des visas a déjà été approuvée par le Parlement européen, le 7 octobre.   

Cependant, pour éviter l’arrivée massive de demandeurs d’asile comme ce fut le cas lors de la levée des visas pour la Macédoine et la Serbie, les ministres ont introduit une condition.

Ils ont mis en place un mécanisme de suivi du processus de libéralisation des visas pour les pays des Balkans occidentaux. La Commission pourra proposer, en cas de besoin, la suspension du droit de voyager sans visa. Elle devra surveiller étroitement la situation et faire des rapports réguliers au Conseil et au Parlement européen.

Ce processus concerne l’Albanie et la Bosnie-et-Herzégovine, mais aussi la Macédoine, le Monténégro et la Serbie, qui ont déjà obtenu la libéralisation des visas.

Oui, mais…

Le ministre de l’Immigration, Eric Besson, a expliqué à des journalistes que la France ne pouvait pas nier le fait que ces deux pays remplissaient les conditions requises pour la levée des visas. Il a précisé que Paris croyait en la libéralisation des visas mais a averti que le « boom » des demandes d’asile provenant de Serbie et de Macédoine n’était pas viable.

Il a ajouté que la France ne pouvait pas dire à Tirana et Sarajevo : « S’il vous plait, veuillez nous en excuser, mais nous allons vous demander de payer pour les deux derniers pays avant vous (Serbie et Macédoine, ndlr) qui nous ont déçu ». Il a cependant souligné que le régime de levée des visas serait suspendu en cas d’écarts dans le processus.