Alexander Van der Bellen réélu président de l’Autriche au premier tour

L’Autriche a élu son président fédéral dimanche (9 octobre), choisissant de réélire le président sortant Alexander Van der Bellen, qui a obtenu une nette majorité contre les six autres candidats au premier tour.

EURACTIV Allemagne
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Le Président autrichien Alexander Van der Bellen lors d'une conférence de presse à Vienne, en Autriche, le 11 mai 2022. [EPA-EFE/HEINZ-PETER BADER]

L’Autriche a élu son président fédéral dimanche (9 octobre), choisissant de réélire le président sortant Alexander Van der Bellen, qui a obtenu une nette majorité contre les six autres candidats au premier tour.

Avec environ 56 % des voix, Alexander Van der Bellen a décroché son deuxième mandat de six ans, selon les projections de l’Institut SORA dimanche soir. En prenant en compte une marge d’écart de 2 %, il s’agit d’une nette victoire pour l’homme politique.

Se présentant comme candidat indépendant, M. Van der Bellen a fait campagne sur le thème « raison et stabilité en temps de crise » et a mis l’accent sur la notion de « patrie ».

« Si le résultat se confirme, c’est très, très bien pour nous », a confié le porte-parole de M. Van der Bellen sur la chaîne publique autrichienne ORF en réaction aux premières projections présentées dimanche dans la soirée.

Le porte-parole a ajouté que cette élection a été « malheureusement assombrie par plusieurs crises », ce qui a provoqué un certain mécontentement à l’égard de la politique en général.

Six autres candidats étaient en lice, dont le candidat de droite Walter Rosenkranz, qui arrive en deuxième position avec environ 18 % des voix. Selon les derniers résultats disponibles dimanche soir, tous les autres candidats ont obtenu un score inférieur à 10 %.

Les derniers bureaux de vote ont fermé à 17 heures dimanche. La majeure partie des près d’un million de bulletins de vote par correspondance ne sera pas dépouillée avant lundi.

Auparavant, les observateurs autrichiens avaient fait part de leur incertitude quant à l’issue des élections de cette année, en raison du grand nombre de candidats et du nombre élevé de votes par correspondance.

À l’exception du candidat sortant M. Van der Bellen, il n’y a pas eu de résultats d’élections précédentes qui auraient pu servir de référence aux candidats.

Cette année, le niveau d’intérêt international pour cette élection présidentielle n’est pas particulièrement élevé, comme le rapporte l’ORF. Une dizaine de médias étrangers seulement ont été accrédités au centre des médias du Palais Niederösterreich.

Alors que lors des dernières élections présidentielles, qui remontent à six ans, le second tour entre le candidat de droite Norbert Hofer et le candidat indépendant Alexander Van der Bellen avait été serré et aurait pu faire basculer la dynamique du pouvoir européen vers la droite, les médias internationaux et nationaux prévoyaient cette fois une victoire nette du président sortant.

Le quotidien matinal néerlandais NRC a par exemple écrit peu avant l’élection que tous les candidats, à l’exception de M. Van der Bellen, ne pouvaient pas être pris au sérieux, les qualifiant même de « personnages de farce ».