Après la Grèce, les craintes se portent sur l’Espagne

Les bourses européennes ont chuté le 4 mai craignant que Madrid soit à son tour incapable de rembourser sa dette. Le premier ministre espagnol a démenti.

EURACTIV.fr

Les bourses européennes ont chuté le 4 mai craignant que Madrid soit à son tour incapable de rembourser sa dette. Le premier ministre espagnol a démenti.

Les dirigeants de la zone euro apporteront vendredi 7 mai un accord définitif au plan d’aide à la Grèce, a déclaré le premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero, alors que les doutes s’emparent à nouveau des marchés et que l’Espagne se défend d’avoir elle aussi demandé une aide.

Approuvé dimanche 2 mai, le plan d’aide à la Grèce a subi un nouveau test mardi 4, les marchés redoublant d’inquiétudes sur la dette souveraine des pays périphériques.

Les bourses européennes ont lourdement chuté, et l’un des reculs les plus nets a été enregistré par la bourse de Madrid en repli de 5,41% à la clôture.

« La véritable raison de la baisse d’aujourd’hui, ce sont les préoccupations concernant la solvabilité souveraine d’autres [pays de la zone euro] qui ne seront pas aidés par l’aide à la Grèce parce que celle-ci constitue une solution à court terme », a commenté Nicolas Lopez, de M&G Valores. « Reste à savoir ce qui se passera à plus long terme, et cela perturbe un certain nombre de marché », a-t-il ajouté.

La rumeur de marché selon laquelle l’Espagne serait amenée rapidement à faire appel à la solidarité européenne pour faire face à la difficile situation de ses finances publiques est « folle » et sans fondement, a martelé à Bruxelles le premier ministre espagnol.

« On m’a informé de cette rumeur [d’une demande d’aide prochaine]. Elle est sans aucun fondement, c’est une folie », a déclaré José Luis Rodriguez Zapatero lors d’une conférence de presse.

La note actuelle de l’Espagne est au plus haut pour l’agence de notation Fitch et Moody’s alors que Standard and Poor’s a abaissé la semaine dernière sa note de AA +  à  AA, en raison de ses « craintes sur la situation budgétaire du pays ».