Assemblée nationale : polémique autour du drapeau européen
Depuis le 13 juillet dernier, le drapeau européen flotte sur le Quai d’Orsay. Le président de l’Assemblée Nationale, Bernard Accoyer, souhaitait également le voir trôner sur le perchoir de l’hémicycle. Sa proposition a été battue en brèche par deux députés socialistes et un député UMP.
Depuis le 13 juillet dernier, le drapeau européen flotte sur le Quai d’Orsay. Le président de l’Assemblée Nationale, Bernard Accoyer, souhaitait également le voir trôner sur le perchoir de l’hémicycle. Sa proposition a été battue en brèche par deux députés socialistes et un député UMP.
En bref :
La veille de la fête nationale française, le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, fait hisser le drapeau européen sur le toit du Quai d’Orsay. Le symbole est double : célébrer le 50e anniversaire du traité de Rome et la présence de troupes européennes au défilé du 14 juillet. Au même moment, il fait savoir que les couleurs européennes flotteront dorénavant, de manière permanente, à côté du drapeau français.
Pour faire suite à cette décision symbolique, Bernard Accoyer décide lui aussi de symboliser l’appartenance de la France à l’Union européenne. Il propose donc au bureau politique de l’Assemblée de disposer le drapeau européen sur le perchoir de l’hémicycle.
Fin 2006, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, avait installé le drapeau français, sans que cela ne pose de problème.
A l’inverse, le projet de Bernard Accoyer suscite de nombreuses réactions. Correspondant du journal Libération à Bruxelles, Jean Quatremer relate sur son blog que cette proposition a été rejetée par trois députés (deux socialistes et un UMP), dont il refuse de mentionner les noms.
Ne souhaitant pas créer de polémique, le président de l’Assemblée nationale a cherché le consensus au sein du bureau politique. Sans succès.
Le dossier n’est toutefois pas totalement enterré. Au sein de l’UMP, les députés pro-européens tentent d’influencer le député réfractaire. Ainsi, l’échec de la proposition incomberait au PS, ce qui amènerait peut-être le parti à faire pression sur les deux « nonistes ».
Certains parlementaires voulant aller encore plus loin ont demandé l’installation du drapeau de l’ONU à côté des drapeaux français et européens. « Si vous faites entrer dans l’hémicycle le drapeau du Conseil de l’Europe, qu’il soit complété par le drapeau de l’ONU. Cela confirmera très solennellement la vocation universelle de la France » a déclaré le député UMP, Jacques Myard, réputé pour son euroscepticisme.