Autriche : le président appelle au « patriotisme européen » alors que l’extrême droite gagne du terrain
L’Europe doit « rester unie » face aux turbulences géopolitiques, a déclaré jeudi 1er janvier le président autrichien Alexander Van der Bellen dans son discours à l’occasion de la nouvelle année.
« Des forces extérieures veulent nous diviser afin de nous dominer économiquement et politiquement, à la manière d’un véritable empire », a affirmé Alexander Van der Bellen. Sans citer de noms, il a déclaré que des alliés autrefois fiables étaient devenus « imprévisibles ».
« La nouvelle doctrine américaine en matière de sécurité dénigre l’Europe et ses pays. Il est tout simplement plus facile de dominer de petits États individuels qu’une confédération d’États telle que l’UE, qui compte plus de 450 millions d’habitants. »
Ces propos interviennent alors que les forces d’extrême droite sont en plein essor dans le pays.
Le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), un parti d’extrême droite appartenant au groupe des Patriotes pour l’Europe au Parlement européen, comme le Rassemblement national (RN) et le Fidesz de Viktor Orbán, est arrivé en tête des élections nationales de 2024 avec 29 % des voix.
Toutefois, les négociations de coalition menées par le FPÖ n’ont jamais abouti, les désaccords avec le Parti populaire autrichien (ÖVP, centre-droit) sur la politique européenne et la répartition des portefeuilles gouvernementaux se sont avérés trop difficiles à surmonter.
En mars, une coalition centriste composée de l’ÖVP, du Parti social-démocrate d’Autriche (SPÖ) et de NEOS (libéraux) a pris le pouvoir. Depuis, le FPÖ a progressé dans les sondages pour atteindre près de 40 %.
Maximillian Henning a contribué à la rédaction de cet article.