Barroso critique l’Allemagne pour sa gestion de crise

Le président de la Commission européenne juge "quasiment impossible" de priver de son droit de vote un pays ne respectant pas les règles budgétaires imposées par Bruxelles.

EURACTIV.fr
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Le président de la Commission européenne juge « quasiment impossible » de priver de son droit de vote un pays ne respectant pas les règles budgétaires imposées par Bruxelles.

EN BREF :

Dans un entretien publié mardi 25 mai par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, critique l’Allemagne dans la gestion de la crise grecque. « Ces dernières années, il ne s’est pas trouvé beaucoup de voix importantes dans la politique allemande pour expliquer à l’opinion publique à quel point il était important pour l’Allemagne d’avoir l’euro », explique-t-il. Il fustige également la longueur du processus avant de venir en aide à la Grèce. « Les marchés ont vu trop de signes contradictoires », estime-t-il.

« La Grèce a falsifié et manipulé [ses comptes]. C’est inacceptable. Mais l’Allemagne ne s’est pas toujours non plus comportée en conformité avec l’esprit du pacte de stabilité », ajoute-t-il.

Il juge enfin « quasiment impossible au regard du droit constitutionnel » de priver un pays de ses droits de vote au Conseil, s’il ne respecte pas les règles budgétaires européennes. Cette idée est l’une de celles avancées par Berlin, puis reprise par Paris, pour renforcer la gouvernance économique de la zone euro.