Barroso demande des résultats à la Grèce
De passage à Athènes jeudi 26 juillet, le président de la Commission européenne a insisté sur la nécessité pour le pays de faire aboutir les réformes. 11 milliards d’euros d’économies supplémentaires sont exigées par la Troika.
De passage à Athènes jeudi 26 juillet, le président de la Commission européenne a insisté sur la nécessité pour le pays de faire aboutir les réformes. 11 milliards d’euros d’économies supplémentaires sont exigées par la Troika.
Pour la première fois depuis 2009, celui qui préside la Commission européenne depuis maintenant 8 ans s’est déplacé en Grèce où il a rencontré le premier ministre Antonis Samaras.
José Manuel Barroso a voulu réaffirmer l’engagement total de l’exécutif européen en faveur du maintien du pays dans la zone euro. « La Grèce appartient à la famille européenne et à la zone euro et nous voulons que ça continue », a-t-il déclaré.
Honorer ses engagements
Au-delà de cette rhétorique habituelle, il a martelé que des « résultats » étaient nécessaires.
« Les mots ne sont pas suffisants, les actes sont plus importants », a lancé M. Barroso. « Pour maintenir la confiance [des] partenaires européens et internationaux, les retards [dans les réformes] doivent prendre fin ».
Il a rappelé que « tous les chefs d’État et de gouvernement de la zone euro ont indiqué de la façon la plus claire possible que la Grèce allait rester dans l’euro aussi longtemps qu’elle honore ses engagements » vis-à-vis de ses créanciers.
Rapport en septembre
Le jour même, le ministre des Finances, Iannis Stournaras, a annoncé avoir identifié 11,7 milliards d’économies supplémentaires à réaliser dans les budgets 2013-2014. Elles sont réclamées par la Troïka (Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Union européenne).
Le plan doit être présenté vendredi 27 juillet aux membres de la coalition gouvernementale (conservateurs, socialistes, gauche). La presse grecque craint un nouveau tour de vis dans les aides sociales et les retraites.
Pour montrer sa bonne volonté, le gouvernement grec a décidé 27 millions d’euros de coupes non prévues. 10 millions viendront des réductions de salaire imposées aux ministres et 17 d’une baisse des coûts immobiliers des ministères.
Un rapport d’audit sur la situation budgétaire et économique du pays sera rendu par la Troika d’ici septembre et servira de base pour décider de verser ou non la prochaine tranche d’aide de 31,5 milliards d’euros à la Grèce.