Bateau pour Gaza intercepté : la gauche française dénonce le « silence » des dirigeants européens
Plusieurs responsables de la gauche française ont dénoncé lundi 9 juin le « silence » des dirigeants européens après l’interception dans la nuit par les autorités israéliennes du bateau Madleen qui tentait de rallier Gaza.
Plusieurs responsables de la gauche française ont dénoncé lundi 9 juin le « silence » des dirigeants européens dont Emmanuel Macron après l’interception dans la nuit par les autorités israéliennes du bateau Madleen qui tentait de rallier Gaza.
« Ce que vient de faire le gouvernement israélien est illégal au regard du droit international à plusieurs égards. D’abord parce qu’ils ont été arrêtés en eaux internationales […] Ensuite, parce que ma collègue Rima Hassan bénéficie de l’immunité parlementaire », a développé l’eurodéputée La France Insoumise (La Gauche au Parlement européen) Manon Aubry sur BFMTV et RMC.
Le voilier avec à son bord douze militants français, allemand, brésilien, turc, suédois, espagnol et néerlandais dont l’activiste Greta Thunberg et l’eurodéputée Insoumise Rima Hassan, avait quitté la Sicile le 1er juin et cherchait à acheminer une aide symbolique (riz, lait en poudre pour bébé ou encore fournitures médicales) à l’enclave, tout en protestant contre les restrictions imposées par Israël alors que les réserves alimentaires s’amenuisent à Gaza. Mais il a été dérouté dans la nuit de dimanche à lundi par les autorités israéliennes, qui ont invité ses passagers à « retourner dans leurs pays ».
« Toutes les communications ont été coupées », a noté Manon Aubry, affirmant n’avoir eu aucun contact avec sa collègue parlementaire depuis le milieu de la nuit.
Elle a appelé le président français Emmanuel Macron, la présidente du Parlement européen Roberta Metsola et celle de la Commission européenne Ursula von der Leyen à passer à « l’action » pour « demander la libération la plus rapide possible de l’équipage de la Flottille de la liberté, faute de quoi ils auront aussi à rendre des comptes de leur complicité ». Elle a également fustigé « le silence complice et lâche de ceux qui ne font rien face à ce génocide, face à cette arrestation illégale ».
LFI a appelé à une manifestation à Paris lundi à 18 h, place de la République, pour demander la « libération » de l’équipage et la poursuite de la mission humanitaire.
« Même sans images et en brouillant Internet, le monde entier regarde ce que le suprémaciste Netanyahu fait à l’équipage en toute illégalité », a pour sa part réagi sur X Mathilde Panot, la cheffe des députés Insoumis à l’Assemblée nationale, tout en interpellant Emmanuel Macron et le Premier ministre François Bayrou.
Autre voix de la gauche française à s’exprimer, la patronne des Ecologistes Marine Tondelier a appelé à « une mobilisation populaire internationale » pour « amener les États à s’engager pour leur protection et leur libération ».
« L’équipage a atteint son but. Il doit maintenant faire l’objet d’un soutien des états européens. Le silence des gouvernements serait une faute », a réagi pour sa part le patron du Parti socialiste Olivier Faure sur X.
« Le gouvernement israélien ajoute l’indignité à l’inhumanité », a ajouté le chef du Parti communiste Fabien Roussel.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a assuré que le voilier faisait route « en toute sécurité vers les côtes d’Israël », publiant des images montrant une distribution de sandwiches et d’eau aux passagers du bateau, équipé de gilets de sauvetage.