BCE : la France soutient la candidature de l’Italie
Lors du sommet franco-italien à Rome, le président Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il soutiendrait l’Italien Mario Draghi. Il pourrait succéder au Français Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque centrale européenne.
Lors du sommet franco-italien à Rome, le président Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il soutiendrait l’Italien Mario Draghi. Il pourrait succéder au Français Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque centrale européenne.
« Ce sera un très beau signal à tous les Italiens qui pourraient douter de leur place et de leur rôle dans l’Europe qu’un Italien exerce une responsabilité de ce type », a déclaré le Président français lors de la conférence de presse commune avec Silvio Berlusconi à l’issue du sommet de Rome, mardi 26 avril.
Le mandat de Jean-Claude Trichet, actuel président de la Banque centrale européenne, se terminera en octobre 2011.
Mario Draghi est aujourd’hui président de la Banque centrale italienne. Il jouit déjà d’une importante notoriété dans son pays depuis sa nomination à la présidence du Conseil de stabilité financière. Cette structure regroupe 26 autorités financières nationales comme les banques centrales, les ministères des Finances, ainsi que plusieurs organisations internationales et groupements élaborant des normes dans le domaine de la stabilité financière.
L’Allemand Axel Weber, président de la Bundesbank, était jusque-là favori pour prendre la tête de la BCE. Mais, depuis sa démission en février, la voie était ouverte aux autres candidatures.
Critères
Selon le Traité de Maastricht, le président de la BCE doit être issu d’un pays de la zone euro et posséder « une autorité et une expérience professionnelle dans le domaine monétaire et bancaire ». Autrement dit, cette charge revient logiquement aux présidents des banques centrales de ces pays.
L’italien devra s’imposer face à d’autres candidats déclarés comme le Luxembourgeois, Yves Mersh, le Finlandais Erkki Liikanen. L’Allemand Klaus Regling, actuellement directeur du Fonds européen de stabilité financière, censé assurer la protection de la zone euro depuis la crise, pourrait aussi être un candidat potentiel.
La nomination du futur président de la BCE sera décidée par les chefs d’États de l’Union, lors de leur prochain sommet, les 23 et 24 juin.