Berlusconi, un nouvel allié pour Nicolas Sarkozy dans l’UE?
Largement vainqueur des élections législatives italiennes, Silvio Berlusconi a reçu les « plus vives félicitations » de Nicolas Sarkozy, qui espère voir en lui un allié important sur la scène européenne, à quelques mois de la Présidence française de l’UE.
Largement vainqueur des élections législatives italiennes, Silvio Berlusconi a reçu les « plus vives félicitations » de Nicolas Sarkozy, qui espère voir en lui un allié important sur la scène européenne, à quelques mois de la Présidence française de l’UE.
Peu de temps après la confirmation officielle de l’élection de Silvio Berlusconi à la tête du gouvernement italien, le président français lui a adressé « ses plus vives félicitations » et « ses meilleurs vœux de réussite ». Nicolas Sarkozy et François Fillon ont d’ailleurs été les premiers à féliciter le nouveau premier ministre italien, a indiqué Silvio Berlusconi lors d’une conférence de presse le jour de son élection.
Un rapprochement est souvent fait entre Silvio Berlusconi et Nicolas Sarkozy, s’agissant notamment de leur style et de leur sens de la représentation et du spectacle.
Dans le message adressé au vainqueur des élections législatives italiennes, le président français a mis en avant « les intérêts convergents » des deux pays sur « la plupart des dossiers européens ».
Néanmoins, à quelques mois de la Présidence française de l’UE, Silvio Berlusconi ne représente pas un allié pour le président dans le cadre des négociations européennes. Les ressemblances relatives entre les deux hommes semblent en effet s’arrêter aux frontières des politiques internes de leur pays.
« Les visions européennes de N. Sarkozy et de S. Berlusconi sont assez différentes, ils ne sont pas sur la même longueur d’ondes », considère Philippe Moreau Desfarges, directeur de recherche à l’IFRI. Selon lui, d’un point de vue général, N. Sarkozy affiche un profil « pro-européen », qui contraste avec l’attitude très eurosceptique de S. Berlusconi.
Plus concrètement, sur un dossier qui concerne de près les deux pays, tel que l’Union pour la Méditerranée, « l’Italie est très fermée, protectionniste, cherchant à isoler l’UE du reste de la Méditerranée », contrairement à la position défendue par la France, souligne P. Moreau Desfarges.
Malgré ces divergences, Nicolas Sarkozy a clairement exprimé son intention d’engager avec le futur gouvernement italien une « concertation très étroite, notamment pour préparer la PFUE », selon les mots du communiqué de l’Elysée.