Bruxelles désapprouve les restrictions à l’emploi de travailleurs bulgares et roumains
Les arguments présentés par neuf pays européens qui ont décidé de maintenir leurs restrictions contre l’entrée de citoyens bulgares et roumains sur leurs marchés du travail sont « peu convaincants », a déclaré le commissaire européen à l’emploi, aux affaires sociales et à l’inclusion, László Andor.
Les arguments présentés par neuf pays européens qui ont décidé de maintenir leurs restrictions contre l’entrée de citoyens bulgares et roumains sur leurs marchés du travail sont « peu convaincants », a déclaré le commissaire européen à l’emploi, aux affaires sociales et à l’inclusion, László Andor.
M. Andor, qui s'est exprimé vendredi dernier à l'issue d'une réunion des ministres européens en charge de l'emploi et de la politique sociale, a déclaré qu'il demanderait à ces neuf pays de fournir de meilleurs arguments ou de revenir sur leur décision.
L'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la France, la Grande-Bretagne, l'Irlande, le Luxembourg, Malte et les Pays-Bas ont en effet décidé de maintenir leurs restrictions à l'accès au marché du travail pour les citoyens bulgares et roumains jusqu'à la date butoir du 31 décembre 2013.
Selon les règles de l'UE, les pays maintenant leurs restrictions doivent faire part à la Commission des raisons pour lesquelles ils considèrent qu'ouvrir leurs marchés du travail menacerait leurs économies nationales.
« Je vais devoir demander à certains de ces pays d'étudier la question plus sérieusement », aurait déclaré M. Andor selon Dnevnik, le partenaire de publication d'EURACTIV en Bulgarie. Il a ajouté qu'il conseillait aux neuf pays en question d'ouvrir leurs marchés du travail partiellement, en prenant exemple sur l'Allemagne.
Dnevnik explique que ce pays a facilité l'accès à son marché du travail pour les citoyens bulgares. Selon le ministère bulgare du travail et des affaires sociales, les travailleurs saisonniers et les Bulgares diplômés d'une université sont autorisés à travailler en Allemagne pour un maximum de six mois par an, rapporte Dnevnik.
Selon la radio nationale bulgare, M. Andor aurait évoqué une autre possibilité pour ces neuf pays, celle d'ouvrir leurs marchés du travail le 1er janvier 2013, soit un an avant la date inscrite dans les accords d'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie. Les deux pays ont rejoint l'UE en 2007.
Selon Dnevnik, certains experts auraient déclaré que le poids de la Commission dans cette décision serait limité, dans la mesure où la date de 2014 a été décidée lors du processus d'adhésion de ces pays. En outre, en ces temps de crise économique, il serait difficile de rejeter l'argument selon lequel la période que nous traversons n'est pas adaptée à la libéralisation du marché du travail.