Budget : le Parlement européen veut ses 5% de plus

Lors d’un vote en session plénière, les députés européens ont réaffirmé leur volonté de voir le budget communautaire augmenter dans les années à venir.

EURACTIV.fr

Lors d’un vote en session plénière, les députés européens ont réaffirmé leur volonté de voir le budget communautaire augmenter dans les années à venir.

Ils ne lâcheront pas le morceau. Réunis en session plénière, les élus de Strasbourg ont adopté, à une large majorité, mercredi 8 juin, un rapport réclamant une augmentation de 5% du budget européen entre 2014 et 2020.

Déjà, lors des négociations pour l’année 2011, les débats entre les États et le Parlement européen avaient été houleux. Les premiers n’étaient prêts à concéder que 2,91% d’augmentation alors que les élus réclamaient 6%, nécessaires selon eux pour couvrir les nouvelles compétences issues du traité de Lisbonne.

Les parlementaires avaient fini par céder. Mais c’était pour mieux relancer le débat sur le cadre financier pluriannuel à partir de 2014.

Nouvelles compétences

« En l’absence de ressources supplémentaires suffisantes, l’Union ne sera pas en mesure ni de mettre en oeuvre les orientations prioritaires actuelles, ni de s’acquitter des nouvelles missions que lui assigne le traité de Lisbonne », affirment les eurodéputés.

A côté de ces nouvelles missions, telles que le financement de la politique extérieure de l’UE, ils appellent au maintien des plafonds alloués aux dépenses agricoles et de cohésion (pour aider les régions les plus pauvres), qui représentent quelque 80% des dépenses communautaires.

Une augmentation de 5% du budget annuel (évalué à 140 milliards d’euros) à partir de 2014 représenterait alors 1,11% du Revenu national brut (RNB) de l’ensemble des 27, au lieu de 1,06% en 2013. 

Risque d’inertie

Le Premier ministre britannique, David Cameron, avait demandé en décembre dernier au président de l’éxécutif européen, José Manuel Barroso, que la hausse du futur budget pluriannuel de l’UE soit limitée à l’inflation. Il avait été soutenu dans sa démarche par la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande.

Mais, si les dirigeants des pays et le Parlement ne parviennent pas à se mettre d’accord d’ici 2014, les plafonds budgétaires prévus en 2013 continueront à s’appliquer. Ce qui ne déplaira peut-être pas aux États les plus pingres.