Bulgarie : vers des élections anticipées en octobre
La Bulgarie repart peut-être en campagne en octobre, si les partis ne parviennent pas à former un gouvernement, selon les propos du président Roumen Radev.
La Bulgarie repart peut-être en campagne en octobre, si les partis ne parviennent pas à former un gouvernement, selon les propos du président Roumen Radev.
Le pays est entré dans une crise politique au début du mois de juin lorsque le parti populiste « Il y a un tel peuple » (ITN) a quitté la coalition quadripartite au pouvoir. L’ITN a ensuite pris l’initiative de révoquer le président du parlement.
Dans le même temps, l’ancien parti au pouvoir, le GERB, revenu dans l’opposition, a organisé une motion de censure contre le gouvernement de Kiril Petkov, qui a été renversé.
Le plus grand parti du parlement — « Le changement continu » — a tenté de former un nouveau gouvernement mais n’a pas réussi à réunir les 121 députés nécessaires.
Il incombe maintenant au deuxième parti d’opposition, le GERB, de tenter de former un gouvernement. M. Borissov a déjà annoncé qu’il ne se plierait pas à un tel exercice.
Selon la Constitution, le président doit alors choisir le troisième parti d’opposition, quel que soit le nombre de ses députés. Si celui-ci échoue, le président révoque le parlement, nomme un gouvernement intérimaire et programme des élections anticipées. Celles-ci doivent avoir lieu dans les deux mois suivant la destitution du parlement.
Mardi (12 juillet), M. Radev a déclaré que s’il est nécessaire d’organiser des élections anticipées, il serait opportun de les organiser début octobre afin que le nouveau parlement ait une légitimité. Si les élections ont lieu en septembre, il y a un risque de faible participation des électeurs, à cause du retour des vacances.
M. Radev a souligné que le parlement est attendu au tournant pour répondre à la crise inflationniste – une majorité parlementaire est donc nécessaire de toute urgence.
Il a souligné que les partis qui ont l’ambition de participer au gouvernement doivent annoncer clairement les mesures qu’ils proposent. Selon lui, les partis tracent des lignes rouges de plus en plus épaisses entre eux, de sorte que la formation d’un gouvernement après d’éventuelles élections anticipées devient de plus en plus difficile.
[Edité par Théo Bourgery]