Carton rouge en sport pour l'Europe du Sud
Selon la dernière étude sur l’activité physique des européens, les européens du Nord sont beaucoup plus actifs que ceux du Sud et de l’Est.
Selon la dernière étude sur l’activité physique des européens, les européens du Nord sont beaucoup plus actifs que ceux du Sud et de l’Est.
Le dernier Eurobaromètre sur l’activité physique des Européens souligne de fortes inégalités dans les pratiques sportives des membres de l’UE.
59 % des européens ne font jamais ou très rarement de sports, tandis que 41% d’entre eux en font régulièrement, au moins une fois par semaine. Les plus sportifs de tous sont les Suédois (70% d’eux pratiquent au moins un sport par semaine), puis sont les Danois (68%) et les Finlandais (66%).
Suédois au top, Bulgares à la traîne
Les moins bons élèves se trouvent dans le Sud de l’Europe : ce sont les Bulgares, qui déclarent à 78% ne pratiquer aucun sport, devant les Maltais (75%) et les Portugais (64%).
Si le manque d’activités physiques peut provoquer de maladies chroniques comme des maladies cardiovasculaires, de crises cardiaques, de diabète, trop de mauvais cholestérol et d’obésité, les Européens y accordent une attention distante. Une nouvelle étude publiée en France illustre que le problème de l’obésité prend des dimensions inquiétantes en Europe.
Filippo Fossati, le chef de l’International Sports and Culture Association (ISCA), estime que ces nouvelles données sont un avertissement.
« Il faut que nous établissions un nouvel appel. Nous devons inclure, contribuer et soutenir les activités comme la simple marche à pied et les transports en cycle, mais aussi les exercices physiques plus difficiles. Nous avons besoin de la participation de toutes les énergies pour que l’entreprise réussisse. », explique-t-il.
Inégalités devant le sport
Malgré le peu de compétences de la Commission dans le domaine de la santé, l’ISCA juge que l’UE peut jouer un rôle important question sport.
Les chiffres attestent d’inégalités patentes entre les différents pays, qui seraient aussi liés à des écarts de revenus. En effet, les personnes interrogées ayant du mal à payer leurs factures sont très peu susceptibles de faire du sport, contrairement aux Européens aux revenus élevés?
L’écart entre les 5 pays les plus actifs sportifs et la moyenne des européens est estimé à presque 20 %. La population de l’UE étant de 500 millions, la réduction de cet écart signifierait que plus de 100 millions d’européens pourraient se montrer plus sportifs.
L’analyse de l’Eurobarometre évoque aussi l’importance des autorités régionales particulièrement pour encourager et stimuler les citoyens de faire plus d’exercices physiques.