La santé est le principal indicateur de la qualité de vie en Europe, selon le baromètre de l'UE

La santé représente toujours bien moins de 1 % du budget à long terme de l'UE

EURACTIV.com
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Selon le dernier baromètre de l’UE, la santé est le principal indicateur de la qualité de vie en Europe, alors même que les investissements devraient diminuer dans le prochain budget à long terme de l’UE, ce secteur étant intégré dans un Fonds pour la compétitivité plus large.

Sur la base de près de 26 500 entretiens menés dans l’ensemble des 27 pays de l’UE, les résultats montrent que la santé physique et mentale reste le principal facteur de bien-être et est citée par environ la moitié des personnes interrogées.

Les aspects liés à la santé occupent les trois premières places parmi les éléments que les Européens considèrent comme essentiels à leur qualité de vie : la « santé physique et mentale » (51 %), suivie de la « situation financière et de la capacité à subvenir à ses besoins quotidiens » (49 %), puis de la « qualité et de l’accessibilité des soins de santé » (46 %).

Des enquêtes Eurobaromètre précédentes ont montré que les Européens accordent leur plus grande confiance à l’UE en matière de santé. Plus récemment, en 2024, environ 70 % des personnes interrogées ont déclaré faire confiance à l’Union pour coordonner les réponses aux crises sanitaires et établir des normes communes.

Pourtant, malgré cette confiance, les États membres continuent de garder le contrôle de la majeure partie de la politique de santé, et Bruxelles ne peut jouer qu’un rôle de soutien par le biais des achats groupés, de la coordination en cas de crise et des cadres de qualité à l’échelle de l’UE.

Dans ce contexte, la santé représente bien moins de 1 % du budget à long terme actuel, contre environ 30 % pour l’agriculture.

Les négociations sur le prochain budget à long terme, pour la période 2028-2034, sont toujours en cours et comprennent une proposition visant à intégrer le financement de la santé dans un Fonds pour la compétitivité plus large, aux côtés de la biotechnologie et de l’agroalimentaire.

Cela marquerait l’abandon d’un programme de santé autonome et soulèverait des questions quant à la visibilité et à la protection du financement de la santé au niveau européen au cours du prochain cycle budgétaire.

Les finances sont également apparues comme une préoccupation majeure des résidents de l’UE dans cette enquête.

Lorsqu’on leur a demandé dans quel domaine un changement améliorerait le plus leur vie quotidienne, les personnes interrogées ont mis l’accent sur la sécurité financière (42 %), suivie de l’accès aux soins de santé (37 %) et de la santé personnelle (35 %).

« Les Européens considèrent la qualité de vie comme un concept multidimensionnel, alliant santé, sécurité économique, sûreté, relations sociales et conditions sociétales au sens large », selon l’Eurobaromètre.

Cela reflète les tendances nationales, les citoyens associant leur satisfaction dans la vie à la fois à leur santé personnelle et à la solidité de leur système de santé national. 

En Finlande, en Suède et au Danemark, plus de 70 % des citoyens soulignent que la santé est au cœur de leur qualité de vie, tandis que le Danemark (48 %) et Malte (46 %) classent la santé physique et mentale parmi leurs principales préoccupations.

Pourtant, les priorités spécifiques en matière de santé varient légèrement au sein de l’Union européenne.

En Suède (69 %), en Grèce (68 %) et en Lettonie (65 %), la qualité et l’accessibilité des soins de santé constituent le facteur le plus important. En Lettonie, cet aspect revêt autant d’importance que la sécurité financière, les personnes interrogées le citant comme une priorité absolue, contre 62 % en Finlande et 49 % en Espagne. En Slovénie, la santé physique et mentale revêt la même importance que la stabilité financière, selon 55 % des personnes interrogées.

L’âge influence également ces perceptions. Les jeunes Européens (15-39 ans) accordent davantage d’importance à la vie sociale et au logement, tandis que les personnes plus âgées (55 ans et plus) dépendent davantage des systèmes de santé en raison de pathologies liées à l’âge et des risques de maladies chroniques, et accordent la priorité à la santé et à l’accès aux soins.

Cette tendance se retrouve dans cinq États membres où la qualité et l’accessibilité des soins de santé constituent la principale priorité — notamment en Lettonie (55 %), en Lituanie (54 %) et au Portugal (51 %). Ces trois pays comptent parmi les populations les plus âgées de l’UE, avec plus de 20 % de citoyens âgés de 65 ans et plus, ce qui les classe parmi les sociétés européennes dont le vieillissement est le plus rapide.

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