CoFoE : les citoyens demandent une approche européenne harmonisée en matière de migration

Les citoyens participant à la CoFoE ont publié leurs recommandations sur la question de la migration à la suite du quatrième panel de la Conférence qui s’est tenu à Maastricht.

EURACTIV.com
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Nouvelles arrivées de migrants à Brezice, en Slovénie. [<a href="https://www.shutterstock.com/de/image-photo/brezice-slovenia-october-28-2015-immigrants-371848303" target="_blank" rel="noopener">[Shutterstock/Giovanni Vale]</a>]

Les citoyens participant à la Conférence sur l’avenir de l’Europe (CoFoE), le projet de l’UE pour un plus grand engagement démocratique, ont publié leurs recommandations sur la question de la migration à la suite du quatrième panel de la Conférence qui s’est tenu à Maastricht.

Les principales recommandations formulées par les citoyens sont les suivantes : la législation des États membres en matière de migration devrait être harmonisée au niveau européen et le pouvoir des institutions devrait être renforcé, avec des procédures plus efficaces pour la gestion des frontières, des arrivées et des systèmes d’accueil.

La gestion des frontières

Les participants ont recommandé une action coordonnée au niveau européen pour la gestion des frontières, avec des procédures d’arrivée harmonisées dans tous les États membres. Les recommandations mettent l’accent sur la protection des droits de l’homme, la réduction du temps passé aux points de passage des frontières et davantage de garanties en termes de santé et de sécurité.

En ce qui concerne le rôle de Frontex, l’agence de gestion des frontières de l’Union européenne, les participants ont proposé une transparence accrue au niveau de ses opérations et ont aussi évoqué la possibilité de la soumettre à un contrôle plus rigoureux.

Les participants ont également discuté d’un nouveau système d’éligibilité pour l’entrée dans l’UE donnant la priorité à la main-d’œuvre offerte par les nouveaux arrivants dans le bloc. Les propositions comprenaient des critères d’éligibilité liés à des compétences avérées qui pourraient être évaluées avant le départ, afin d’encourager une immigration de personnes qualifiées.

Demandeurs d’asile et réfugiés

L’une des principales préoccupations qui est ressortie au cours du panel est la lenteur des procédures administratives rencontrées par de nombreux demandeurs d’asile à leur arrivée dans les États membres, lors du traitement de leur demande de séjour.

Plusieurs recommandations ont été consacrées à la mise en œuvre de mesures de gestion obligatoires au niveau de l’UE, qui viseraient ensemble à réduire les arrivées, tout en rendant les procédures plus rapides, plus simples et plus efficaces.

Les participants ont déclaré que le principe de solidarité est au centre de ces recommandations, avec l’établissement de critères communs et de règles obligatoires sur l’acceptation/le rejet et le suivi des demandes d’asile.

Ils ont indiqué la nécessité d’accroître les ressources en matière d’information sur la migration dans l’ensemble de l’UE, en mettant l’accent sur les contributions positives et les ressources que les nouveaux arrivants peuvent apporter.

Intégration

Le panel a également formulé des recommandations sur la manière dont les processus d’intégration devraient être menés au niveau communautaire, suggérant des cours obligatoires pour les demandeurs d’asile et les réfugiés.

Plusieurs recommandations demandent une redistribution rapide et équilibrée des immigrants dans l’UE afin de réduire la pression sur les États considérés comme étant la « ligne de front » de la migration, comme l’Italie et la Grèce.

Ils ont également proposé un système unifié de prise de décision concernant les demandes d’asile afin d’accroître l’équité des décisions relatives aux rapatriements — qui, ont souligné les participants, ne devraient avoir lieu que si le pays de provenance est considéré comme étant sûr.

Les recommandations ont également mis en évidence la nécessité d’accorder une plus grande attention aux demandeurs d’asile non accompagnés de moins de 18 ans, compte tenu de leur plus grande vulnérabilité et de leur contribution potentielle à l’avenir de l’Europe.