Corinne Lepage, quatrième eurodéputée candidate à la présidentielle
Au Parlement européen, l’élue écologiste siège avec les centristes. En France, elle refuse l’étiquetage politique. Sa candidature intervient alors que le leadership d’Eva Joly est mis en doute.
Au Parlement européen, l’élue écologiste siège avec les centristes. En France, elle refuse l’étiquetage politique. Sa candidature intervient alors que le leadership d’Eva Joly est mis en doute.
Quand certains centristes, comme Jean-Louis Borloo, se désistent, d’autres décident au contraire d’entrer dans l’arène. C’est le cas de Corinne Lepage, quatrième eurodéputée à se déclarer candidate à la présidentielle après Eva Joly, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
« J’ai beaucoup réfléchi, je me suis beaucoup préparée et je souhaite être candidate à cette élection », a-t-elle affirmé sur le plateau du journal télévisé de TF1, le 4 octobre. Une date chargée de symboles qui renvoie à la Constitution de la Ve République, a indiqué la députée. Celle-ci plaide de son côté pour une refonte des institutions et l’avènement d’une VIe République.
UDF, Modem, Europe écologie
Corinne Lepage n’est pas novice en la matière. En 2002, elle s’était déjà présentée à la magistrature suprême, récoltant un faible score (1,88%). Ministre de l’Environnement de 1995 à 1997, elle préside actuellement le mouvement Cap21.
Au Parlement européen, la candidate occupe le poste de vice-présidente au sein de la commission Environnement. Auteure d’un rapport sur les OGM, elle siège avec les élus centristes de l’Alliance des démocrates et des libéraux européens (ADLE). En France, elle n’a eu de cesse de papillonner entre l’UDF, le MoDem et Europe Ecologie, avec qui elle a fait alliance en 2010 lors des élections régionales avant de s’éloigner de ce parti, trop à gauche à son goût.
Sa candidature intervient alors que le leadership et d’Eva Joly est mis en doute. Parmi les Verts, certains redoutent que l’ancienne juge, plus à l’aise en finance qu’en écologie, n’obtienne même pas 5% des suffrages.