Le Conseil de l’Europe condamne les exécutions en Jordanie

L’exécution de 15 prisonniers jordaniens a provoqué « l’indignation » de Pedro Agramunt, qui dirige de Conseil de l’Europe. Un article d’Euractiv Espagne.

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L'un des hommes exécutés à Amman avait abattu un touriste dans l'amphithéâtre romain de la capitale en 2006. [<a href="https://www.flickr.com/photos/73577218@N00/4657443001/in/photolist-86yBxp-8ZNgSK-oNxrtV-6LnMUP-cgjXM1-6LnLfr-4tjj4w-5ETstP-5EXMXY-5EXMv3-5ETrW6-5EXQ4G-5EXJK9-nHifNw-nqZTNv-7H8rWg-dXjoDb-8ZRk4j-dXdGvF-dXdLaK-dXdL2x-dXjn1U-dXdFCK-dXjjKJ-mNEUc7-qzAK4X-dXczoV-7Nq9u1-dXdGJT-dXjnZj-4tjm4s-dXdJui-31PXTv-dXjofA-4nTJog-dXjqus-dXjqKs-dXjqiL-dXdJ9B-dXdHSX-31Uvh3-7gVnt-dXdJjX-didpeA-dXdJK4-dXdK2K-a2du2S-a2dtVA-a2gs48-5EXKjG" target="_blank" rel="noopener">[Mr Littlehand/ Flickr]</a>]

L’exécution de 15 prisonniers jordaniens a provoqué « l’indignation » de Pedro Agramunt, qui dirige de Conseil de l’Europe. Un article d’Euractiv Espagne.

Pedro Agramunt, président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), a « fortement » condamné les exécutions en Jordanie, pays dont le parlement a obtenu le statut de « partenaire de la démocratie » de l’APCE en janvier 2016.

Dans la chartre signée à cette occasion, la Jordanie s’était engagée à « continuer ses efforts pour amener les institutions publiques et la société civile vers l’abolition de la peine capitale et pour appliquer un moratoire sur les exécutions décidées en 2016 », indique Padro Agramunt.

Le président de l’APCE juge le retour à la peine de mort « tout simplement injustifiable » et appelle les autorités jordaniennes à cesser les exécutions et à supprimer cette option du droit pénal.

Amnesty International a également condamné le fait qu’Amman ait réalisé ces exécutions « dans le secret et l’absence de transparence ». C’est la première exécution collective réalisée dans le pays depuis 2014, quand la pendaison a refait son apparition après un moratoire de huit ans.

Les 15 prisonniers exécutés étaient détenus dans la prison de Suaga, dans la capitale. Mahmud Masharqah faisait partie de ces prisonniers pour avoir participé au meurtre de cinq agents des services de renseignement jordaniens en juin, lors d’une attaque près du camp de réfugiés de Baqaa, au nord de la capitale.

Riad Abdulah a également été pendu après le meurtre de Nahed Hattar, auteur de dessins parfois qualifié de blasphématoire. Cinq autres hommes ont été exécutés pour avoir participé à une fusillade contre les forces de sécurités, lors de laquelle un policier a perdu la vie. Parmi les autres raisons des condamnations : l’assassinat d’un touriste britannique en 2006, un assaut sur l’ambassade jordanienne de Bagdad en 2003, des viols et des meurtres.