Covid-19 : la HAS approuve l’utilisation du vaccin Moderna pour les 12-17 ans

La Haute autorité de santé (HAS) a donné mercredi (28 juillet) son feu vert à l’utilisation du vaccin Moderna pour les 12-17 ans, qui devient ainsi le deuxième vaccin, après le Pfizer, à pouvoir être administré dans cette tranche d’âge.

EURACTIV France avec AFP
Coronavirus,Vaccination.,Nurse,Vaccinating,African,Teenager,Girl,Against,Covid-19,Injecting
L’autorité a recommandé la vaccination à partir de 12 ans, « en priorité chez les adolescents présentant une comorbidité ou appartenant à l’entourage d’une personne immunodéprimée » et « chez les adolescents sans comorbidité afin de diminuer la circulation virale, de normaliser leur vie sociale et maintenir leur accès à l’éducation ». [<a href="https://www.shutterstock.com/fr/image-photo/coronavirus-vaccination-nurse-vaccinating-african-teenager-1831245049" target="_blank" rel="noopener">Prostock-studio/SHUTTERSTOCK</a>]

La Haute autorité de santé (HAS) a donné mercredi (28 juillet) son feu vert à l’utilisation du vaccin Moderna pour les 12-17 ans, qui devient ainsi le deuxième vaccin, après le Pfizer, à pouvoir être administré dans cette tranche d’âge.

« Dans le contexte d’une circulation forte du variant delta, la HAS valide l’intégration du vaccin Moderna dans la stratégie vaccinale », élargie aux adolescents depuis la mi-juin avec une première autorisation donnée à Pfizer, a annoncé l’instance publique indépendante, dans un communiqué.

L’autorité a souligné que ce variant, au moins deux fois plus contagieux que ses prédécesseurs, « entraîne une hausse importante du nombre de nouvelles contaminations », avec « un nombre d’hospitalisations et d’admissions en soins critiques (qui) repart depuis quelques jours à la hausse ».

L’autorité a recommandé la vaccination à partir de 12 ans, « en priorité chez les adolescents présentant une comorbidité ou appartenant à l’entourage d’une personne immunodéprimée » et « chez les adolescents sans comorbidité afin de diminuer la circulation virale, de normaliser leur vie sociale et maintenir leur accès à l’éducation ».

L’objectif de la vaccination des adolescents est « d’obtenir un niveau de couverture élevée dans l’ensemble des classes d’âge », a expliqué la HAS, afin d’accroître le seuil d’immunité de la population.

L’instance a indiqué s’être appuyée sur une étude clinique américaine (sur 3 726 participants) mettant en évidence « une efficacité vaccinale chez les adolescents de 93,3 % sur les cas de Covid-19 ».

La HAS a aussi dit avoir pris en considération « les données en vie réelle internationales et de pharmacovigilance » des différentes agences de sécurité, dont l’ANSM et l’Agence européenne du médicament (EMA), qui ont conclu que « les bénéfices l’emportent sur les risques chez les adolescents de 12 à 17 ans, en particulier ceux qui présentent des risques de forme sévère de Covid-19 ».

Suite à des signalements après la vaccination avec le vaccin Pfizer chez de jeunes adultes, la HAS souligne néanmoins dans son avis, « l’importance de maintenir une surveillance rigoureuse des évènements indésirables survenant après la vaccination des adolescents, et en particulier des cas de myocardites ».

11,6 % déjà complètement vaccinés

Le vaccin Moderna, qui utilise la technologie de l’ARN messager, comme le Pfizer, est depuis plusieurs semaines disponible chez les professionnels de santé « en ville » (médecins, infirmières libéraux et pharmaciens), contrairement à celui de Pfizer, pour le moment surtout accessible dans les centres de vaccination.

Emmanuel Macron avait annoncé le 2 juin l’ouverture de la vaccination aux adolescents, peu après un feu vert de l’AEM à l’utilisation du vaccin Pfizer à partir de 12 ans, contre 16 ans auparavant. Pour l’administration du Moderna aux 12-17 ans, l’autorisation européenne est intervenue le 24 juillet.

Depuis la mi-juin, 31,8 % des 12-17 ans français ont reçu au moins une dose de vaccin anti-Covid, et 11,6 % sont complètement vaccinés.

L’élargissement du passe sanitaire, voté par le Parlement dans la nuit de dimanche à lundi, ne concernera les adolescents qu’à partir du 30 septembre, contre le 9 août pour les majeurs.

Ce passe ne s’appliquera pas pour accéder aux établissements scolaires, mais le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a annoncé mercredi qu’en cas de cas positif dans une classe de collège ou de lycée, les élèves non vaccinés devront rester chez eux pour « suivre l’enseignement à distance », contrairement à ceux qui auront un schéma vaccinal complet.

Pour tendre vers un taux de vaccination maximal dans le secondaire, « 6 000 à 7 000 centres de vaccination » seront déployés à partir de la rentrée, « dedans ou à côté » des établissements scolaires, a précisé le ministre.