Crise de l'euro : Wolfgang Schäuble et Timothy Geithner confiants, les entreprises méfiantes

Le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, et son homologue américain, Timothy Geithner, ont déclaré hier (30 juillet) qu'ils pensaient que les pays de la zone euro mettraient en œuvre les réformes nécessaires pour surmonter la crise de la dette souveraine. La confiance que témoignent les entreprises à l'UE est quant à elle nettement sur le déclin.

EURACTIV.com
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Le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, et son homologue américain, Timothy Geithner, ont déclaré hier (30 juillet) qu'ils pensaient que les pays de la zone euro mettraient en œuvre les réformes nécessaires pour surmonter la crise de la dette souveraine. La confiance que témoignent les entreprises à l'UE est quant à elle nettement sur le déclin.

 

Après s'être rencontrés sur l'île de Sylt dans la mer du Nord où M. Schäuble passe ses vacances, les deux hommes ont publié un communiqué affirmant que leurs deux pays coopéreraient étroitement pour stabiliser l'économie mondiale et européenne.

 

Par le passé, l'Allemagne et les Etats-Unis ne sont bien souvent pas tombés d'accord sur les mesures à prendre pour enrayer la crise de la dette dans la zone euro et le ralentissement de l'économie mondiale. Les deux décideurs n'ont toutefois pas précisé de quelle manière ils comptaient concilier leurs stratégies.

 

« Ils ont exprimé leur confiance dans les efforts engagés par les Etats membres pour se réformer et avancer vers une plus grande intégration », peut-on lire dans le communiqué.

 

La Commission européenne a quant à elle annoncé hier que la confiance des entreprises dans la zone euro avait chuté à un niveau très bas en juillet, proche du record en trois ans. La perte de confiance dans le secteur des services est la principale responsable de ce déclin dans l'UE, a expliqué l'exécutif européen. Au sein de la zone euro, c'est la confiance de l'industrie et des consommateurs qui est en chute libre.

 

Vote de confiance sur les coupes budgétaires en Italie

 

Dans le même temps, Mario Monti a réclamé hier un vote de confiance au Sénat italien pour accélérer l'adoption de plus de 4 milliards d'euros de réduction des dépenses cette année.

 

Ces mesures permettraient à l'Italie de repousser la hausse prévue des taxes sur les ventes et de contenir son déficit budgétaire.

 

M. Monti souhaite faire passer le décret en question avant les vacances d'été. Il devrait y parvenir, dans la mesure où ses alliés au parlement lui ont assuré leur soutien.

 

Les nouvelles économies prévues cette année s'ajoutent aux coupes budgétaires prévues de 10,5 milliards d'euros, dévoilées dans le cadre d'un programme d'austérité annoncé en décembre.

 

Le décret prévoit des réductions des dépenses pour les soins de santé et une diminution progressive du nombre de travailleurs du secteur public et d'administrateurs.

 

Ces mesures devraient être adoptées cette semaine lors d'un vote à la chambre basse du parlement.

 

Intervention de la BCE ?

 

Le premier ministre italien devrait se rendre à Paris, Madrid et Helsinki avant la réunion de la BCE jeudi, a rapporté EURACTIV Italie.

 

La BCE subit des pressions de la part de la zone euro, mais aussi de pays tiers qui souhaitent qu'elle intervienne et ramène les coûts d'emprunt des gouvernements sous contrôle, alors que la crise ne fait qu'empirer et menace de plus en plus l'économie mondiale.

 

Le président de la BCE, Mario Draghi, a déclaré la semaine dernière que la BCE, dans le cadre de son mandat, était prête à faire ce qui s'avèrerait nécessaire pour sauvegarder l'euro. Ces propos laissent entendre une remise en marche du programme d'achat d'obligations de la banque, comme ce fut le cas l'année dernière lorsqu'elle a acheté des titres de dette espagnols et italiens.