Crise des sous-marins : l’opposition relance le débat autour de la sortie de la France de l’Otan
Alors que la tension redescend entre la France et les États-Unis dans l’affaire des sous-marins vendus à l’Australie, bon nombre de leaders de l’opposition, à gauche comme à droite, réaffirment leur position en faveur d’un départ de la France de l’Alliance atlantique.
Alors que la tension redescend entre la France et les États-Unis dans l’affaire des sous-marins vendus à l’Australie, bon nombre de leaders de l’opposition, à gauche comme à droite, réaffirment leur position en faveur d’un départ de la France de l’Alliance atlantique.
« Il faut remettre en question notre appartenance à l’OTAN », a estimé la semaine dernière sur Europe 1 le président du Rassemblement national par intérim, Jordan Bardella. Et d’ajouter : « Cela fait 20 ans que nous suivons à la lettre les États-Unis », appelant le pays à reprendre « les moyens de sa liberté ».
De son côté, Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et candidat à droite pour les élections présidentielles, a également exprimé ses réserves sur la participation de la France au sein de l’Otan. « Nous devons poser la question aux Américains : où va l’OTAN ? Si la réponse ne nous convient pas, je souhaite mettre sur la table la participation de la France au commandement intégré », a-t-il déclaré sur LCI/RTL dimanche dernier.
« Je pense que nous n’avons rien à faire dans cette alliance militaire », a indiqué le leader de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon lors du débat qui l’opposait à Éric Zemmour, jeudi 23 septembre. « Ça a été créé pour faire face à l’URSS. Il n’y a plus d’URSS mais il y a toujours l’Otan », a-t-il expliqué, réitérant une position qui n’est pas nouvelle.
Le candidat communiste Fabien Roussel a, lui aussi, défendu la semaine dernière sur France Inter la sortie du commandement intégré de l’Otan pour « marquer le coup immédiatement », en réponse à la crise diplomatique entre Paris et Washington.
Fin 2019, le président de la République Emmanuel Macron avait estimé que l’Otan était en état de « mort cérébrale ». Si les propos avaient beaucoup fait réagir à l’époque, le gouvernement n’a jamais véritablement défendu une sortie de l’alliance mais défend davantage une réforme de l’organisation.