Crise politique en Bulgarie : dernière ligne droite avant des élections anticipées

Le président bulgare Rumen Radev s'apprête à quitter son poste. Les membres du parlement sont appelés à former une nouvelle coalition gouvernementale. Si les négociations n'aboutissent pas, de nouvelles élections verront le jour : les cinquièmes en cinq ans.

EURACTIV Bulgarie
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La situation politique actuelle constitue la pire crise politique du pays depuis la chute du système communiste totalitaire à la fin de l’année 1989. [[Shutterstock/Ivan Nikulic]]

Le président bulgare Rumen Radev s’apprête à quitter son poste. Les membres du parlement sont appelés à former une nouvelle coalition gouvernementale. Si les négociations n’aboutissent pas, de nouvelles élections verront le jour : les cinquièmes en cinq ans.

À la fin de l’année dernière, la coalition gouvernementale de Boyko Borissov, ancien Premier ministre bulgare, s’était écroulée suite à un désaccord relatif à la nomination d’un nouveau Premier ministre, Nikolay Gabrovski.

Vendredi (6 janvier), un nouveau Premier ministre Nikolay Denkov n’a pas réussi à gagner la confiance du Parlement, après le rejet de son projet politique. La coalition de M. Denkov se voit donc obliger de donner à d’autres la responsabilité de former un nouveau gouvernement.

Tous les regards se tournent vers le président Rumen Radev : la charge lui incombe de trouver une nouvelle force politique capable de créer une coalition. Si cette nouvelle tentative échoue, alors des nouvelles élections doivent être organisées d’ici avril.

Cette situation fait état de la pire crise politique du pays depuis la chute du système communiste à la fin des années 80. La division est forte entre les soutiens pro-russes, nombreux dans le pays (presque 40 %) et la position officielle de la Bulgarie comme alliée clef de l’Ukraine.

Dimanche (8 janvier), le leader du parti conservateur GERB (Grazhdani za evropeysko razvitie na Balgariya) Boyko Borissov a fait part de son soutien à Hristo Ivanov, du petit parti pro-européen Bulgarie démocratique (Demokratichna Balgariya), pour former une nouvelle coalition.

M. Ivanov a mis en avant trois enjeux prioritaires pour l’avenir du pays : la réforme judiciaire, ainsi que l’entrée de la Bulgarie dans l’espace Schengen et la zone euro.

« Je connais bien M. Ivanov. Qu’il annonce la composition du nouveau gouvernement, qu’il nous invite et qu’il déclare dans quelles conditions tout peut se passer. Signons un document [qui serait] un nouveau contrat social », a déclaré le leader du GERB.

Le parti Nous continuons le changement n’a pas encore pris de décision concernant la troisième tentative de former un gouvernement.

Pour sa part, M. Radev n’est pas obligé d’accepter les candidats proposés et peut donner à un autre leader politique le mandat de former un nouveau gouvernement.