Crise politique italienne : MM. Berlusconi et Salvini réclament des élections anticipées

L’ancien Premier ministre Silvio Berlusconi, leader de Forza Italia, et le chef du parti d'extrême droite La Lega, Matteo Salvini, se sont rencontrés dimanche pour discuter de la situation politique du pays, réclamant tous deux des élections anticipées.

EURACTIV Italie
« La seule urgence à l’heure actuelle concerne les factures d’électricité et de gaz. Il est inquiétant qu’une partie de la politique ne comprenne pas cela. C’est un problème continental et national », a déclaré Matteo Salvini (D). [ALESSANDRO DI MEO/EPA-EFE]

L’ancien Premier ministre Silvio Berlusconi, leader de Forza Italia, et le chef du parti d’extrême droite La Lega, Matteo Salvini, se sont rencontrés dimanche (17 juillet) pour discuter de la situation politique du pays, réclamant tous deux des élections anticipées.

Au cours du week-end, le leader du Mouvement 5 étoiles Giuseppe Conte a adressé de nouvelles demandes à la coalition du Premier ministre Mario Draghi, rapporte Corriere Della Sera.

Ces ultimatums marquent l’effondrement du « pacte de confiance » sur lequel le gouvernement d’union nationale a été établi, ont écrit M. Salvini et M. Berlusconi dans une note conjointe.

Un message déjà exprimé jeudi (14 juillet), quand Mario Draghi a présenté sa démission au président italien Sergio Mattarella. Celui-ci l’avait refusée, dans un souci d’éviter l’instabilité. M. Berlusconi et M. Salvini avaient alors déclaré qu’il n’y aurait pas d’autre gouvernement avec le Mouvement 5 étoiles et avaient appelé à des élections anticipées.

Giorgia Meloni, qui est à la tête du parti d’opposition de droite conservatrice Fratelli d’Italia, réclame quant à elle des élections anticipées depuis des mois.

Mario Draghi s’adressera au parlement mercredi (20 juillet).

Pendant ce temps, plus de 1 000 maires, citoyens, organisations commerciales et syndicats ont demandé au Premier ministre de surmonter la crise politique et de revenir sur sa démission.

L’Union européenne et les États-Unis suivent de près l’évolution de la situation politique à Rome.

La porte-parole de la commission a indiqué que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, « a déclaré à plusieurs reprises que la collaboration avec Mario Draghi fonctionnait bien ».

Le président américain Joe Biden « a un profond respect pour le Premier ministre [Mario] Draghi », a ajouté le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, Jake Sullivan.

[Edité par Théo Bourgery]