D’ici 2013, l’UE débloquera 258 millions d’euros pour la Tunisie
Ces aides seront des dons et non des prêts. Les discussions sur le statut avancé de la Tunisie auprès de l’UE seront également entamées.
Ces aides seront des dons et non des prêts. Les discussions sur le statut avancé de la Tunisie auprès de l’UE seront également entamées.
Lors de son déplacement à Tunis, lundi 14 février, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a annoncé une augmentation sensible des aides au gouvernement tunisien. « Nous allons immédiatement débloquer 17 millions d’euros pour aider le gouvernement. Mais il y aura 258 millions d’euros de l’UE d’ici 2013 », a-t-elle déclaré. Ces aides sont des dons et non des prêts, a-t-elle précisé.
A l’heure actuelle, l’Union accorde à la Tunisie entre 80 et 90 millions d’euros par an en aides non remboursables. La Banque européenne d’investissement (BEI) a octroyé en 2010 un prêt de 500 millions d’euros pour les infrastructures.
Mme Ashton a indiqué que la BEI réservait désormais à la Tunisie une enveloppe d’un milliard d’euros pour aider les PME et promouvoir les projets d’infrastructures.
« Entamer la discussion du statut avancé »
De son côté, le président de la Banque africaine de développement (BAD) Donald Kaberuka s’est dit « prêt » à assurer une enveloppe de 500 millions à un milliard de dollars de crédits d’aide aux projets, si le gouvernement tunisien de transition définissait ses priorités.
La chef du service extérieur de l’Union souhaite également une ratification du « statut avancé » de la Tunisie auprès de l’UE après les élections présidentielle et législative prévues dans six mois. « Nous allons entamer la discussion du statut avancé avec les autorités de transition et nous espérons qu’il sera prêt à être ratifié par le gouvernement issu des élections », a-t-elle confié.
Catherine Ashton a conclu son discours en rappelant que le futur du pays était entre les mains des Tunisiens. « Notre travail, mon travail est d’être prêt à les aider par tous les moyens dont nous disposons », a-t-elle ajouté.