Déficit excessif : la Commission desserre ses griffes

La France fait partie des États qui disposeront de deux ans de plus pour résorber leur déficit. D'autres pays, à l'image de l'Italie, reçoivent le satisfecit de la Commission, laquelle met fin aux procédures spéciales déclenchées en cas de dérapage budgétaire.

EURACTIV.fr
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La France fait partie des États qui disposeront de deux ans de plus pour résorber leur déficit. D’autres pays, à l’image de l’Italie, reçoivent le satisfecit de la Commission, laquelle met fin aux procédures spéciales déclenchées en cas de dérapage budgétaire.

Après avoir été surveillés de près, plusieurs pays regagnent peu à peu la confiance de Bruxelles. Parce qu’elles sont parvenus à ramener leur déficit aux alentours de 3% du PIB en 2012, l’Italie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie et la Roumanie ne relèvent plus de la procédure spéciale déjà enclenchée pour 15 autres pays européens. « Après avoir culminé à 5,5 % du PIB en 2009, le déficit public de l’Italie a été ramené sur une trajectoire descendante durable et est retombé à 3,0 % du PIB en 2012, date limite fixée par le Conseil », indique la Commission dans un communiqué du 29 mai.

Le gouvernement maltais est en revanche épinglé pour son manque d’efforts. Une procédure en déficit excessif est donc engagée contre l’île, dont le dérapage, situé à 3,3% du PIB en 2012, pourrait atteindre 3,7% cette année. Le cas belge est également riche d’enseignement : alors que le Royaume ne réduit pas son déficit comme prévu, la Commission donne une seconde chance au pays, qui échappe donc à l’amende.

D’ici le 21 septembre, les autorités belges devront soumettre un rapport à Bruxelles afin de détailler les mesures nécessaires pour ramener le déficit à 2,7% du PIB cette année, contre 3,9% en 2012. La recapitalisation de Dexia n’est pas la seule cause de ce dérapage, selon Bruxelles. « L’effort budgétaire moyen correspond à moins de la moitié de l’effort recommandé ».

Six autres Etats bénéficient de la clémence de Bruxelles, ce qui leur permet de résorber leur déficit dans des délais plus souples : deux ans supplémentaires sont accordés à la France, l’Espagne, la Slovénie et la Pologne, un an de plus pour les Pays-Bas et le Portugal.