Des eurodéputés de gauche demandent un nouveau plafond pour les prix du gaz
Une coalition d’eurodéputés de gauche, centre gauche et écologistes demande à la Commission européenne de prolonger le plafonnement des prix du gaz, qui expire le 1er février, alors que les réserves de gaz de l’Europe pour l’hiver s’épuisent rapidement.
Une coalition d’eurodéputés de gauche, centre gauche et écologistes demande à la Commission européenne de prolonger le plafonnement des prix du gaz, qui expire le 1er février, alors que les réserves de gaz de l’Europe pour l’hiver s’épuisent rapidement.
Au plus fort de la crise énergétique de 2022, l’Union européenne (UE) a adopté un plafond temporaire pour les prix du gaz, fixé à 180 euros par MWh. Celui-ci doit toutefois expirer le 1er février 2025, mais les réserves de gaz seront peut-être épuisées d’ici la fin de la saison de chauffage, et la pression monte pour sécuriser l’approvisionnement pour l’hiver prochain.
Les eurodéputés avertissent donc que, sans action, « l’Europe pourrait rester à la merci des spéculateurs ».
Dans une lettre adressée aux commissaires européens — y compris à la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen — et consultée par Euractiv, 37 eurodéputés de gauche et centre gauche — pour la plupart originaires du sud de l’Europe — plaident en faveur d’un renouvellement du plafonnement des prix, et d’un abaissement de celui-ci.
Initiée par l’eurodéputé italien Dario Tamburrano (La Gauche), les signataires de la lettre incluent l’influent eurodéputé espagnol Nicolás González Casares (Socialistes et Démocrates européens) et l’Allemand Michael Bloss (Les Verts/ALE).
Les députés estiment que le plafond actuel de 180 euros par MWh est « trop élevé » et invitent la Commission à proposer une limite plus basse. Rome avait précédemment proposé un plafond d’environ 50 à 60 euros par MWh.
Les prix de gros du gaz en Europe à l’indice de référence néerlandais TTF (« Transfert de Titre Facilité ») se situent actuellement à 46 euros par MWh après une hausse temporaire au début du mois de janvier suite à l’arrêt de l’acheminement du gaz russe via l’Ukraine.
[AM]