Des ONG taclent les prévisions économiques de Bruxelles sur la biomasse
Trois ONG européennes critiquent vertement les projections économiques de la Commission pour asseoir sur le bois-énergie la politique de l’Union en matière de renouvelables. Un article de notre partenaire, le Journal de l’Environnement.
Trois ONG européennes ont vertement critiqué les projections économiques de la Commission pour asseoir sur le bois-énergie la politique de l’Union en matière de renouvelables. Un article de notre partenaire, le Journal de l’Environnement.
Le bois-énergie, un has been? Transport & Environment, Birdlife Europe et European Environmental Bureau ont publié une étude, réalisée par le cabinet CE Delft, qui ringardise encore un peu plus cette source d’énergie.
Celle-ci devrait pourtant, d’ici à 2030, représenter 60% de l’objectif de 27% d’énergie consommée d’origine renouvelable fixé par la Commission européenne. Or, soutiennent les ONG, Bruxelles se serait totalement trompé en calculant son coût, faute d’avoir anticipé la chute des prix des énergies éoliennes, géothermiques et solaires et en privilégiant des hypothèses économiques défavorables aux technologies gourmandes en capital.
Le bois-énergie dévisse
« En se basant sur les coûts réels du bois-énergie, sa part (bois, déchets, résidus, granulés) passerait de 60% en 2014 à 46% en 2030, ce qui invalide les prévisions de la Commission à 63% », estiment les ONG, qui en profitent pour encourager la Commission à délaisser la production d’électricité à la base de bioénergie faute de rendement suffisant.
L’éolien et le solaire au zénith
Quels seraient, alors, les scénarios les plus payants en la matière pour 6 pays (France, Allemagne, Suède, Espagne, Pologne, Grande-Bretagne), se sont interrogées les associations? Évidemment, l’avenir est plein d’incertitudes…
Demande énergétique amenée à évoluer, coûts des technologies variables d’un pays à l’autre, circonstances géographiques très diverses, poids de la main d’œuvre, coûts du crédit en 2030… Les projections sont périlleuses, prévient le cabinet de conseil hollandais, qui admet la nécessité d’appliquer une forte marge d’erreur à ses chiffres. S’en suivent des calculs qui intéresseront les archi-spécialistes.
Un message s’impose toutefois: tous pays confondus, l’éolien et le solaire s’imposent, leur coût étant le plus compétitif. La part de l’énergie éolienne dans la production d’énergie devrait s’accroître d’un facteur 2,5 entre 2014 et 2030, pendant que celle de l’énergie solaire pourrait être quintuplée sur la même période.
