Des PDG recommandent la déréglementation du secteur des télécommunications [FR]
A la veille du conseil Télécommunications, les PDG de 30 opérateurs de télécommunications ont demandé à la commissaire chargée de la société de l'information, Viviane Reding, de laisser les forces du marché réguler ce secteur.
A la veille du conseil Télécommunications, les PDG de 30 opérateurs de télécommunications ont demandé à la commissaire chargée de la société de l’information, Viviane Reding, de laisser les forces du marché réguler ce secteur.
La création de services comme la voix sur réseau IP (« VoIP », abrégé de l’anglais Voice over IP) signifie que, même dans le domaine traditionnel de la téléphonie fixe, les opérateurs de télécommunications doivent faire face à la concurrence d’entreprises qui ne sont pas soumises à la même réglementation qu’eux. Il existe donc désormais en pratique trois niveaux de réglementation s’appliquant aux entreprises :
- les opérateurs en exercice (auparavant détenus par l’Etat), qui font l »objet d’une réglementation rigide, comme des obligations sur le service universel et la rediffusion.
- les « nouveaux entrants sur le marché » (des entreprises privées en concurrence avec celles déjà établies et utilisant les technologies traditionnelles)
- des entreprises utilisant des technologies différentes comme la téléphonie sur Internet, qui est aussi performante et souvent moins chère que la téléphonie traditionnelle
Dans de nombreux cas, la différence entre ces groupes est floue : les opérateurs traditionnels de télécommunications (déjà en exercice ou nouveaux sur le marché) ont également des activités de fournisseurs de services Internet en proposant des accès Internet et tous types de service comme la voix sur réseau IP. Les entreprises ont actuellement tendance à offrir un ensemble ligne fixe, téléphonie mobile et accès Internet. Certaines entreprises offrent même désormais un ensemble de quatre ou cinq types de services différents, dont la VoIP et l’accès à la télévision numérique.