Des perquisitions menées en Pologne sur des soupçons en France d’escroquerie au fonds européen d’aide aux démunis

Le Parquet européen a mené des perquisitions en Pologne en juin dans le cadre d’une enquête sur des soupçons d’escroquerie au fonds européen d’aide aux plus démunis, indique mardi (16 juillet) la DG française de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

EURACTIV France avec AFP
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En 2019, des steaks hachés de très mauvaise qualité provenant d'un opérateur polonais ont été fournis en France à des associations d’aide aux plus démunis tels que les Restos du Cœur, le Secours populaire et la Croix-Rouge française. [Shutterstock/addkm]

Le Parquet européen (EPPO) a mené plusieurs perquisitions en Pologne fin juin dans le cadre d’une enquête sur des soupçons d’escroquerie au fonds européen d’aide aux plus démunis (Fead), indique mardi (16 juillet) à Paris la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

« Ces opérations dirigées par le Parquet européen ont été réalisées avec l’assistance du Service national des enquêtes de la DGCCRF et la coopération locale de plusieurs parquets polonais », précise l’administration française dans un communiqué.

Ces perquisitions « font suite à une enquête engagée en 2019, au cours de laquelle ont été détectées des non-conformités relatives à la composition de steaks hachés livrés dans le cadre de marchés s’élevant à 5,5 millions d’euros, aidés par la Fead », explique la DGCCRF.

« Au-delà de l’escroquerie, il conviendra de sanctionner les responsables qui ont permis à ce scandale de survenir », a réagi mardi l’association de consommateurs Foodwatch, dans la foulée du communiqué de la DGCCRF.

À l’époque, des steaks hachés de très mauvaise qualité ont été fournis en France à des associations d’aide aux plus démunis tels que les Restos du Cœur, le Secours populaire et la Croix-Rouge française.

Ce sont les associations elles-mêmes qui avaient alerté les autorités que les steaks hachés fournis grâce au Fonds européen d’aide aux plus démunis présentaient des taches brunâtres suspectes.

« S’ils ne représentaient pas un danger pour la santé, les analyses de laboratoires avaient montré que ces faux steaks proposés aux personnes démunies présentaient une mauvaise qualité des tissus, des défauts dans leur composition et un excès de gras indécent », rappelle Foodwatch.

En 2019, l’enquête de la répression des fraudes avait rapidement permis de remonter jusqu’à l’entreprise Voldis qui avait remporté le marché et s’approvisionnait auprès d’un opérateur polonais.