Des relents néonazis ressurgissent dans l'ex-Allemagne de l'Est
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BERLIN. Les chrétiens-démocrates (CDU), les sociaux-démocrates (SPD) et les Verts gouvernent le lander de la Saxe-Anhalt depuis 2016, dans une coalition appelée Kenya. Mais cet accord est remis en question, après que la CDU a pris la défense de Robert Möritz, un membre du parti accusé d’être un sympathisant néonazi.
Le scandale a éclaté la semaine dernière sur Twitter. Igor Matviyets (SPD) a demandé à la CDU pourquoi le document stratégique de la région affirmait explicitement que l’Islam n’appartenait pas à l’Allemagne, une expression fréquemment utilisée par l’extrême droite. M. Möritz lui avait répondu : « l’Islam est incompatible avec les valeurs chrétiennes sur lesquelles l’Allemagne s’appuie. »
Mais c’est la photo du profil Twitter de Robert Möritz qui a fait resurgir son passé. Dans le coin inférieur droit se trouvait une petite épée coincée dans une croix, symbole de l’association Uniter, soupçonnée d’avoir des liens avec l’extrême droite. Plus tard, il a admis être membre de l’organisation.
Par la suite, des photos de l’homme politique lors d’une manifestation néonazie en 2011 ont circulé sur la toile. La rumeur selon laquelle il avait un tatouage d’un « Soleil noir », un soleil dans un rond formé par plusieurs croix gammées, a également fait grand bruit sur les réseaux sociaux.
Lors de la session spéciale de la CDU, qui s’est déroulée le 13 décembre, M. Möritz a déclaré que sa participation à la manifestation de 2011 était une erreur de jeunesse. Après la réunion, les chrétiens-démocrates ont annoncé qu’ils n’excluraient pas l’homme controversé du parti, déclenchant ainsi les foudres de leurs partenaires de coalition.
Et les tensions s’exacerbent. Samedi 14 décembre, les chefs des Verts de Saxe-Anhalt ont demandé à la CDU d’adopter une position claire contre l’extrémisme de droite dans un communiqué de presse intitulé « Combien de croix gammées ont une place dans la CDU » ? Le secrétaire général de la CDU en Saxe-Anhalt a exigé des excuses, avertissant que « sans excuse, une continuation de la coalition est difficilement concevable ».
Si le SPD et les Verts quittent la coalition, la CDU pourrait continuer à mener le navire avec un gouvernement minoritaire, mais elle dépendrait alors d’une coopération avec l’AfD (Alternative für Deutschland, extrême droite). (Sarah Lawton |Euractiv Allemagne)
HELSINKI
Les Finlandais ne s’intéressent pas à l’OTAN. Un sondage a révélé que 56 % de la population finlandaise s’opposait à une possible adhésion à l’OTAN, une réticence qui semble désormais bien ancrée dans l’ensemble du pays. Seuls 20 % sont faveur alors que 25 % n’ont aucun avis sur la question. Les partisans à l’adhésion sont membres des deux partis actuellement dans l’opposition, le Parti de la coalition nationale et les Vrais Finlandais.
Les sondages restent inchangés alors que les liens entre l’OTAN et la Finlande sont plus étroits qu’auparavant. En effet, le pays des Mille Lacs est partenaire de l’Alliance depuis 2014 et intervient en Afghanistan et dans les Balkans. En outre, les exercices militaires avec l’OTAN et la Suède ne sont pas rares et la confiance dans la défense des pays non alignés est élevée. Par ailleurs, si Stockholm adhérait à l’OTAN, 35 % des personnes interrogées sont d’avis que la Finlande devrait emboîter le pas. (Pekka Vanttinen en Finlande)
PARIS
Tout ce que les Français veulent pour Noël, c’est… des trains. Mais les grévistes ne semblent pas se soucier du père Noël. Selon Philippe Martinez, chef de la Confédération générale du travail (CGT), une interruption de la grève ne serait possible qu’après une marche arrière du gouvernement sur sa réforme des retraites. De son côté, le syndicat de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) a affirmé qu’il serait favorable à l’arrêt de la grève pendant deux semaines. Gérald Darmanin, ministre du Budget, a déclaré que le gouvernement ne subirait pas de chantage.
Tous les syndicats ont annoncé une grève massive pour mardi, espérant voir plus d’un million de personnes dans les rues, même s’il ne sera pas facile pour les manifestants de se rendre sur les lieux de manifestations, en l’absence de transports publics et sans doute d’école. La moitié des Français sont toujours favorables à la grève. (Euractiv France)
LONDRES
Course à l’échalote au sein du parti Travailliste. Le peloton de candidats à la direction du parti travailliste est déjà en train de se rassembler après la pire performance du parti aux élections générales depuis les années 1930. Le leader Jeremy Corbyn a annoncé son intention de se retirer au début de l’année 2020 à la suite de la victoire écrasante de Boris Johnson avec une majorité de 80 sièges. Les alliés de M. Corbyn blâment le Brexit pour la défaite du parti et sont prêts à soutenir Rebecca Long-Bailey, tandis que d’autres pointent du doigt Jeremy Corbyn lui-même. Lisa Nandy, Jess Phillips, Angela Rayner, Yvette Cooper et Emily Thornberry sont aussi des candidates possibles dans ce qui devrait être une course au pouvoir essentiellement féminine. (Benjamin Fox, Euractiv.com)
Lire aussi: La victoire sans appel de Boris Johnson met Londres sur les rails du Brexit
PRAGUE
La Commission agit « comme un enfant », a déclaré un eurodéputé. « J’apprécie la Commission européenne, mais dans ce cas-ci [politique climatique], elle agit comme un enfant qui fait pression sur ses parents, les États membres, pour qu’ils lui achètent quelque chose ; ils doivent prendre une décision et en payer le prix », a déclaré l’eurodéputé tchèque Ondřej Knotek (ANO, RE). Selon lui, cette politique ambitieuse nécessite des investissements importants dans les régions charbonnières et industrielles, mais d’autres régions ont également besoin de cet argent.
Pour le moment, il n’y a pas assez de fonds pour payer tout cela, et le plan climatique actuel absorbera donc l’argent d’autres secteurs si les États ne décident pas d’augmenter leurs contributions, a-t-il ajouté. (Ondřej Plevák | Euractiv République tchèque)
BUDAPEST
Viktor Orbán veut construire une nouvelle Europe centrale. La Hongrie est prête à construire, avec ses voisins, y compris la Roumanie, une nouvelle Europe centrale, a déclaré le Premier ministre Viktor Orbán à Timisoara (Temesvár), dans l’ouest de la Roumanie, à l’occasion du 30e anniversaire de la révolution roumaine qui a commencé dans cette ville. L’objectif est de faire de l’Europe centrale l’une des régions les plus performantes et les plus compétitives du monde, a déclaré M. Orbán.
En ce qui concerne l’évolution de la situation il y a 30 ans, M. Orbán a indiqué : « Si nous avions décidé d’attendre l’aide des puissances occidentales, nous serions toujours sous occupation soviétique, nous serions membres du Pacte de Varsovie et nous aurions un congrès du parti communiste en place pour décider de notre avenir. » (Željko Trkanjec | Euractiv Croatie)