Dette grecque : retour à l’envoyeur du secteur privé

Les créanciers privés n’ont pas convaincu les ministres des Finances de la zone euro, qui veulent ramener le taux d’emprunt de la Grèce à un niveau soutenable.

EURACTIV.fr

Les créanciers privés n’ont pas convaincu les ministres des Finances de la zone euro, qui veulent ramener le taux d’emprunt de la Grèce à un niveau soutenable.

La reprise des négociations sur la dette grecque, mercredi 18 janvier, avait relancé l’espoir d’une issue favorable, entretenue par les déclarations de l’Institut de la finance internationale (IFI). « Les éléments d’une participation du secteur privé sans précédent se mettent en place », signalait l’organisation ce week end.

Seuil de 50%

Mais le plan soumis aux ministres des Finances de la zone euro, réunis à Bruxelles le 23 janvier, a fait long feu. Le niveau des coupons est toujours l’objet d’intenses débats. Sur trente ans, le taux d’intérêt moyen auquel la Grèce pourra emprunter devrait être ramené à 4%.

Jusqu’en 2020, les créanciers sont censés concéder un effort supplémentaire de façon à soulager la Grèce, avec un taux à 3,5%. Ces conditions n’étant pas réunies, les bailleurs privés sont priés de revenir avec une nouvelle solution clé en main, quitte à ce que leurs pertes dépassent le seuil de 50% initialement envisagé…

Marge de manoeuvre étroite

Dimanche 22 janvier, Charles Dallara, directeur général de l’IFI, a estimé que le lobby bancaire avait fait son « offre maximale ». La contribution « volontaire » des bailleurs privés, entérinée le 21 juillet par les dirigeants européens, puis revue à la hausse le 26 octobre, devrait permettre de faire fondre la dette grecque détenue par les banques et investisseurs de moitié, en la diminuant de 100 milliards d’euros environ.

Si la marge de manoeuvre paraît étroite, l’UE ne désespère pas de trouver un terrain d’entente viable avec les financeurs privés d’ici le 30 janvier, date du prochain Conseil européen.