Discussion sur des systèmes d’apprentissage avant des propositions de la Commission

Cinq États membres aux systèmes d’apprentissage efficaces se sont réunis pour partager leur savoir avec des pays à la traîne, avant les nouvelles propositions de la Commission européennes visant à promouvoir ces programmes en vue de lutter contre le chômage des jeunes.

EURACTIV.fr
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Cinq États membres aux systèmes d’apprentissage efficaces se sont réunis pour partager leur savoir avec des pays à la traîne, avant les nouvelles propositions de la Commission européennes visant à promouvoir ces programmes en vue de lutter contre le chômage des jeunes.

Des fédérations d'entreprises d'Allemagne, d'Autriche, du Danemark, des Pays-Bas et de la Suisse, ont organisé une conférence à Bruxelles le 26 avril afin d'explorer la meilleure manière de présenter à d'autres États membres de l'UE des dispositifs d'apprentissage efficaces et de les transposer.

Alors que le chômage des jeunes monte en flèche en Europe, l'apprentissage, ou système de formation, est de plus en plus considéré comme une manière efficace de rapprocher les plus jeunes du marché du travail en développant leurs compétences.

« Les entreprises transforment les adolescents en adultes : ils acquièrent des responsabilités, on leur fait confiance, ils utilisent des outils onéreux, ils jouent un rôle important et gagnent confiance en eux », a déclaré aux participants Michael Kaas Andersen, le directeur général de l'institut danois d'enseignement professionnel et de formation.

« Ils apprennent les valeurs des adultes. Vous pouvez l'enseigner à l'école, mais […] pas directement.  Certaines choses ne peuvent être implicitement comprises que par l'expérience. »

M. Andersen a déclaré qu'au Danemark, les élèves sélectionnés passaient deux périodes de six mois en tant qu'apprentis dans des entreprises et allaient à l'école quatre à cinq semaines entre les deux.

Selon Stefan Wolter, directeur général du Centre suisse de coordination pour la recherche en éducation, les obstacles principaux aux dispositifs d'apprentissage comprennent la nécessité pour les entreprises de recevoir des incitations qui rendent l'apprentissage plus avantageux que l'engagement d'ouvriers qualifiés.

Ces incitations doivent s'appliquer à l'ensemble du cadre réglementaire général pour l'éducation, a indiqué M. Wolter. Il a expliqué qu'il ne serait pas aisé pour les entreprises de tenter d'introduire des systèmes seuls sans le soutien de réseaux d'employeurs plus larges et de l'État.

L'UE critique les échecs des États membres

Les dirigeants nationaux de l'UE ont adressé l'année dernière des recommandations individuelles spécifiques à sept États membres sur les apprentissages, dont la Grande-Bretagne et l'Espagne. Ils ont mis en évidence la nécessité de développer des systèmes plus efficaces.

Des représentants de groupes d'employeurs espagnols présents lors de la réunion ont indiqué qu'ils négociaient actuellement avec le Danemark afin d'envisager le développement d'un système efficace en Espagne.

Andrew McCoshan, du Centre pour l'éducation et l'industrie à l'université de Warwick, a déclaré aux participants que « la structure du Royaume-Uni pour la formation professionnelle est très faible », en raison d'une marge de manœuvre de gestion trop large entre les mains des employeurs et d'une culture qui estime davantage la qualification universitaire.

Les réformes actuelles au Royaume-Uni tentent d'uniformiser le système d'apprentissage, a-t-il ajouté.

L'Alliance pour l'apprentissage

Le nouveau service d'orientation de la Commission européenne sur les dispositifs d'apprentissage et de stage a été lancé en février afin d'apporter des conseils politiques sur l'établissement et la gestion de programmes d'apprentissage et de stage.

Le service d'orientation, financé par le Fonds social européen, est destiné aux décideurs politiques au sein des États membres.

Dans le même temps, la Commission lancera en juin l'Alliance européenne pour l'apprentissage. Cette alliance rassemblera des entreprises, des partenaires sociaux, des gouvernements et des représentants des jeunes afin de promouvoir les avantages de dispositifs d'apprentissage efficaces et de trouver des manières de les mettre en place.

Cette mesure s'inscrit dans le cadre plus large du programme de garantie pour la jeunesse approuvé par les dirigeants de l'UE en décembre 2012 (voir « Contexte »).