Donald Trump rassure le Royaume-Uni en faisant l’éloge de Keir Starmer
Lors du premier appel téléphonique entre les dirigeants américain et britannique depuis l’investiture de Donald Trump le 20 janvier, le président républicain a offert un peu de répit à Downing Street, louant le Premier ministre Keir Starmer pour « avoir fait un très bon travail ».
Lors du premier appel téléphonique entre les dirigeants américain et britannique depuis l’investiture de Donald Trump le 20 janvier, le président républicain a offert un peu de répit à Downing Street, louant le Premier ministre Keir Starmer pour « avoir fait du très bon travail ».
Les deux dirigeants ont discuté ce lundi des questions économiques et de la sécurité au Proche-Orient, mais la conversation a surtout servi à rassurer Londres de la solidité des relations diplomatiques bilatérales.
« Il a représenté son pays en termes de philosophie », a déclaré Donald Trump. « Je ne suis peut-être pas d’accord avec sa philosophie, mais j’ai une très bonne relation avec lui. »
La bonne volonté du président américain a apaisé certaines inquiétudes politiques à Londres, après que le milliardaire Elon Musk, désormais conseiller principal au sein du nouveau cabinet de Donald Trump, a récemment attaqué Keir Starmer et sa ministre de la Protection de l’enfance, Jess Philips, au sujet du scandale des abus sexuels commis sur des enfants à Rotherham, qui dure depuis des dizaines d’années.
Malgré les signaux positifs de cet appel téléphonique, on ne sait toujours pas si Donald Trump décidera d’imposer des droits de douane pouvant aller jusqu’à 10 % sur les importations britanniques. Toutefois, le Royaume-Uni accuse un déficit commercial avec les États-Unis, ce qui pourrait en faire une cible moins importante.
Les préparatifs en vue de l’imposition de droits de douane plus élevés sont néanmoins en cours, même si la grande majorité des économistes interrogés par Reuters en décembre pensaient que ceux-ci n’auraient que peu d’impact sur l’économie britannique.
Bien que de récents sondages suggèrent que les électeurs préfèrent développer le commerce avec l’Europe plutôt qu’avec les États-Unis, Keir Starmer a indiqué qu’il existait une marge de manœuvre pour travailler avec les deux parties. Il a également affirmé précédemment que le Royaume-Uni ne se détournerait « jamais » de sa relation avec Washington, qu’il a qualifiée de « pierre angulaire » de la sécurité et de la prospérité.
[AM]