Donald Tusk se félicite du soutien des États membres de l’UE à l'égard de sa nouvelle politique migratoire
La position du gouvernement polonais sur les droits d’asile a été entendue et comprise par les États membres de l’UE, selon les déclarations du Premier ministre Donald Tusk à l’issue de ce qu’il a qualifié de « discussion fructueuse » sur l’immigration lors du sommet du Conseil européen jeudi 17 octobre.
La position du gouvernement polonais sur les droits d’asile a été entendue et comprise par les États membres de l’UE, selon les déclarations du Premier ministre Donald Tusk à l’issue de ce qu’il a qualifié de « discussion fructueuse » sur l’immigration lors du sommet du Conseil européen jeudi 17 octobre.
La nouvelle stratégie migratoire de Donald Tusk, approuvée par le gouvernement polonais mardi 15 octobre, a provoqué des dissensions au sein de la coalition au pouvoir, principalement en raison de son intention d’interférer avec les droits d’asile.
Lors du sommet du Conseil européen qui s’est tenu jeudi à Bruxelles, les chefs d’État et de gouvernement ont discuté de la pression migratoire ainsi que des mesures visant à renforcer les politiques migratoires au niveau national.
« J’ai atteint ce que je voulais atteindre en matière d’immigration, tout d’abord la compréhension », a déclaré le Premier ministre polonais (PO, PPE) à propos du sommet.
Il a également insisté sur le fait qu’il n’allait pas suspendre les droits d’immigration, comme l’ont initialement rapporté la plupart des médias, mais qu’il allait suspendre temporairement le traitement des demandes d’asile dans les endroits où la frontière est généralement franchie illégalement.
Aucun des États membres de l’UE ne s’est opposé à une telle solution, a affirmé Donald Tusk, expliquant que c’était parce que tout le monde savait que les régimes étrangers, y compris les régimes biélorusse et russe, étaient impliqués dans le trafic d’êtres humains.
« Je dois dire que cela s’est passé plus facilement que je ne le pensais », a-t-il ajouté, admettant qu’il s’attendait à une opposition plus forte.
La nouvelle stratégie de Donald Tusk prévoit qu’en cas de risque de déstabilisation du pays en raison de la pression migratoire, le pays peut suspendre temporairement et territorialement le droit de recevoir des demandes d’asile.
La nouvelle politique migratoire de la Pologne comprend également divers volets, tels que l’accès au marché du travail, la migration à des fins éducatives, l’intégration, la citoyenneté et le rapatriement, ou encore les contacts avec la diaspora.
Depuis le milieu de l’année 2021, la Pologne est confrontée à une vague de migration, des centaines de personnes tentent de franchir sa frontière avec la Biélorussie. Le précédent gouvernement conservateur PiS (CRE) et l’actuel cabinet pro-UE de Donald Tusk (PPE/S&D/Renew) ont tous deux accusé Minsk et Moscou d’orchestrer la crise.
Sortir des sentiers battus
S’adressant aux médias, d’autres dirigeants de l’UE ont exprimé leur compréhension des défis migratoires auxquels la Pologne est confrontée et ont soutenu la position de Donald Tusk.
Le Premier ministre néerlandais Dick Schoof a souligné que les difficultés rencontrées par la Pologne n’étaient pas un « problème migratoire commun », mais le résultat d’une guerre hybride menée par la Russie et la Biélorussie.
Bien qu’il ne s’attendait pas à des résultats concrets sur la question lors du sommet en cours, il a admis qu’il y avait désormais un « sentiment différent » parmi les dirigeants de l’UE sur la question de l’immigration.
Samedi, Donald Tusk a déclaré qu’il n’avait pas l’intention de respecter le pacte européen sur la migration et l’asile, adopté au début de l’année, et que « personne ne le forcera » à le faire.
Son homologue belge, Alexander De Croo, a estimé que le pacte ne résolvait pas le problème des retours. Il a donc salué la tenue d’une discussion sur la « dimension extérieure de la migration ».
« Nous devons sortir des sentiers battus », a souligné ce dernier.