Élections en Géorgie : en cas de victoire de l'opposition, les négociations d’adhésion à l’UE débuteraient dès 2025
Si l’union de l’opposition géorgienne remporte les élections parlementaires de samedi, Tbilissi pourrait potentiellement ouvrir les négociations d’adhésion à l’Union européenne (UE) d’ici l’été 2025, a déclaré la présidente du pays, Salomé Zourabichvili.
Si l’union de l’opposition géorgienne remporte les élections législatives samedi 26 octobre, Tbilissi pourrait potentiellement rouvrir les négociations d’adhésion à l’Union européenne (UE) d’ici l’été 2025, selon la présidente du pays, Salomé Zourabichvili.
Les Géorgiens voteront samedi 26 octobre pour les élections du Parlement, qui pourraient déterminer si le pays se tournera à l’avenir davantage vers Moscou ou reviendra sur une voie pro-occidentale.
L’UE a accordé à la Géorgie le statut de candidat l’année dernière, mais depuis lors, les relations du pays avec l’Occident se sont détériorées après que le gouvernement dirigé par le parti Rêve géorgien a adopté une série de lois semblables à celles adoptées en Russie, et a commencé à se rapprocher de cette dernière.
En juillet, l’Union européenne a estimé que la perspective d’adhésion de Tbilissi à l’UE avait été gelée de facto après que les autorités du pays ont adopté une loi controversée sur les agents étrangers, faisant écho à des lois russes similaires.
En plus de la loi sur les agents étrangers, le Rêve géorgien a promulgué une législation ciblant la « propagande LGBT », reproduisant ainsi les tactiques politiques intérieures de la Russie.
Les quatre principaux partis d’opposition de Géorgie ont pour objectif de priver le Rêve géorgien au pouvoir de la majorité qu’il détient depuis près de dix ans. Plusieurs partis d’opposition pro-européens ont formé de petites coalitions, mais n’ont pas réussi à former un front uni comme prévu initialement.
Le camp de la présidente pro-occidentale Salomé Zourabichvili devrait obtenir le plus grand nombre de voix lors du scrutin de samedi. La présidente sortante s’oppose depuis le début aux lois d’inspiration russe adoptées par le gouvernement du Rêve géorgien.
Elle est également à l’origine de la « Charte géorgienne », un accord entre les partis d’opposition visant à poursuivre les réformes requises par l’UE sur la voie pour l’adhésion.
« La Charte [géorgienne] indique très clairement que dès que le parlement se réunira, l’opposition commencera par abolir toutes les lois, à commencer celle sur les agents étrangers russes, qui vont à l’encontre de l’esprit des recommandations européennes », a affirmé Salomé Zourabichvili.
Interrogée par Euractiv sur la vitesse à laquelle Tbilissi pourrait revenir sur la voie européenne, la présidente sortante a indiqué que cela pourrait se produire d’ici l’été prochain.
« J’ai reçu toutes les promesses des dirigeants européens à qui j’ai rendu visite au cours du mois dernier et de l’ambassadeur de l’UE ici [à Tbilissi], que tout était prêt si la Géorgie et la population géorgienne reprenaient le chemin de l’Europe, pour que cela se fasse très rapidement », a-t-elle confié.
« Dans un premier temps, [les étapes comprendraient] le déblocage de ce qui a été gelé, puis le soutien de la voie géorgienne et enfin, l’obtention de ce que nous espérons tous, à savoir le Conseil européen de juin 2025 pour revenir à la même étape que nos amis moldaves et ukrainiens, c’est-à-dire les négociations [d’adhésion] à l’Union européenne », a-t-elle déclaré.
[Édité par Anna Martino]