Émeutes : le gouvernement espère un retour de l’ordre

Les incidents liés aux violences urbaines en France sont en diminution et malgré une tension toujours élevée, le ministre de l’Intérieur a assuré lundi (3 juillet) que « l’ordre est en train d’être rétabli ».

Euractiv France
French prime minister, interior minister visit police station in Evry-Courcouronnes following riots
Mme Borne a confirmé que le dispositif de sécurité, de 45 000 policiers et gendarmes était reconduit pour la nuit de lundi à mardi. [EPA-EFE/STEFANO RELLANDINI / POOL MAXPPP OUT]

Les incidents liés aux violences urbaines en France sont en diminution et malgré une tension toujours élevée, le ministre de l’Intérieur a assuré lundi (3 juillet) que « l’ordre est en train d’être rétabli ».

« La priorité, c’est d’assurer le retour de l’ordre républicain », a déclaré la Première ministre Elisabeth Borne lundi soir, après avoir reçu les chefs des différents groupes politiques.

Mme Borne a confirmé que le dispositif de sécurité, de 45 000 policiers et gendarmes était reconduit pour la nuit de lundi à mardi, emboîtant le pas au ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, selon qui « l’ordre est en train d’être rétabli ». Le dispositif policier sera maintenu « jusqu’à ce que le calme soit totalement revenu », a-t-il ajouté.

Pour le moment, les violences sont en baisse, avec 157 interpellations dans la nuit de dimanche à lundi,  et seulement 17 lundi à 23h30, contre plus de 1 300 entre vendredi et samedi dernier. Le nombre d’incendies est également en baisse. Néanmoins, « les forces de l’ordre ont procédé à 3 200 interpellations en trois jours, cela n’a pas de précédent », a indiqué Gérald Darmanin.

Selon une note des renseignements territoriaux de lundi, citée par Le Monde, le profil des émeutiers montre des personnes très jeunes – l’âge moyen est autour de 17 ans –, dont un peu plus de la moitié sont « inconnus des services de police ».

Les services de renseignement soulignent également la décrue de la violence depuis quelques jours, mais alertent sur la possibilité d’une recrudescence des tensions prochainement, en particulier les 13 et 14 juillet, jour de la fête nationale française.

Lundi, des rassemblements ont eu lieu partout en France pour manifester le soutien aux institutions et personnes attaquées et demander un retour au calme. Le président Emmanuel Macron doit rencontrer mardi 220 maires de communes ayant été impliquées dans des violences.