Entretien : les rêves sociaux des Verts avant les élections européennes [FR]

La crise financière et économique est l’occasion pour les Verts de montrer aux électeurs qu’ils ne font pas seulement campagne pour « sauver les arbres, mais aussi les gens », a indiqué la députée écologiste autrichienne Ulrike Lunacek dans un entretien à EURACTIV.

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La crise financière et économique est l’occasion pour les Verts de montrer aux électeurs qu’ils ne font pas seulement campagne pour « sauver les arbres, mais aussi les gens », a indiqué la députée écologiste autrichienne Ulrike Lunacek dans un entretien à EURACTIV.

Le changement énergétique et climatique ne sera pas l’unique point fort du manifeste de campagne du Parti vert européen (PVE) pour les prochaines élections européennes de 2009. Mme Lunacek a expliqué que l’économie et la réponse à la crise financière seront des priorités de l’agenda aux côtés également de la politique sociale.

« Nous traversons une crise financière immense. Nous traversons une crise énergétique. Nous traversons une crise alimentaire. Il faut répondre à toutes ces crises, et l’UE doit prendre l’initiative », a indiqué la parlementaire autrichienne Lunacek, qui co-préside le Parti vert européen avec Philippe Lamberts (Belgique). 

Composés de 43 eurodéputés, les Verts visent à maintenir leur position de quatrième plus grand parti du Parlement européen et à faire en sorte que davantage de députés d’Europe de l’Est soient élus lors des prochaines élections en juin 2009. Pour attirer de nouveaux adhérents, le parti doit montrer qu’il n’est pas seulement fort sur les questions relatives à l’énergie et à l’environnement, mais qu’il est également capable de répondre aux préoccupations sociales des citoyens, a affirmé Mme Lunacek. 

« Par rapport aux questions sociales, nous avons encore du chemin à faire », a-t-elle affirmé. Elle a toutefois déclaré que l’UE est « prête pour un pacte social européen ». « Aussi dramatique que puisse être la crise financière, elle comporte un aspect positif, à savoir que les individus se rendent compte que nous avons besoin de l’Union européenne » a-t-elle indiqué. 

Impliquer de jeunes Européens dans le débat politique sera une priorité des Verts lors des élections. En effet, une série d’initiatives sur Internet sont actuellement en préparation. « Je pense que nous pouvons tous tirer des leçons de la campagne d’Obama », a affirmé Mme Lunacek, soulignant le fait que une attitude « Yes we can » pourrait changer la manière dont la politique est menée et donner goût au dialogue politique aux jeunes Européens. 

Par ailleurs, les Européens devraient faire preuve de circonspection vis-à-vis des partis d’extrême droite, qui devraient prendre plus de place qu’en 2004, a mis en garde Mme Lunacek. Il s’agirait « d’une évolution dangereuse » pour la démocratie européenne si des partis de ce type s’unissent dans un mouvement nationaliste international, a-t-elle ajouté. 

Pour attirer les électeurs, les Verts européens doivent s’appuyer sur leurs responsables politiques forts. Polyglotte, Daniel Cohn-Bendit, le célèbre homme politique surnommé  « Dany le Rouge », fera campagne à l’étranger et aidera à récolter un maximum de soutien dans les Etats membres de l’UE.

Le co-président des Verts allemands récemment élu, l’eurodéputé Cem Ozdemir, devrait attirer l’attention après avoir déjà été qualifié « d’Obama européen » aux quatre coins du continent. 

Suivant l’exemple du président américain élu, qui a rassemblé un soutien considérable de la part d’organisations issues du peuple, les Verts comptent également sur la Fondation des Verts européens pour mobiliser la société civile et développer un « mode de pensée et d’action écologiste », a indiqué Mme Lunacek.

Le manifeste des Verts européens sera lancé lors de leur congrès de mars 2009.

Pour lire l’entretien dans son intégralité, cliquez ici