Espagne : Pedro Sánchez donne le coup d'envoi à sa campagne "marathon" avant les élections de 2023
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a donné le coup d’envoi à une campagne « marathon » à Séville, samedi. Il a adressé un message clair aux personnes touchées par la crise : il incarnera « le gouvernement du peuple ».
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a donné le coup d’envoi à une campagne « marathon » à Séville, samedi (3 septembre). Il a adressé un message clair aux personnes touchées par la crise : il incarnera « le gouvernement du peuple ».
Le parti socialiste de M. Sánchez (PSOE/S&D) veut faire passer le message que son exécutif de coalition de gauche représente « El Gobierno de la Gente » (« Le gouvernement du peuple »), un slogan soutenu par un solide programme social visant à atténuer l’impact de la crise.
« Gouverner signifie choisir, et ce gouvernement a choisi le peuple en premier », a-t-il déclaré, rapporte EFE, partenaire d’EURACTIV.
En mai 2023, l’Espagne organisera des élections municipales, considérées comme le premier test décisif pour la coalition gouvernementale de M. Sanchez avec le parti de gauche Unidas Podemos. Les partis devront ensuite faire face aux élections générales prévues en décembre de l’année prochaine.
Tous les sondages récents prédisent une victoire du Parti populaire de centre-droit (PP/PPE), et certains sondages prévoient même une victoire écrasante qui lui permettrait de gouverner seul.
M. Sánchez estime que les grandes entreprises espagnoles (principalement dans le secteur de l’énergie) torpillent les initiatives de l’exécutif progressiste en matière d’énergie, comme elles ont essayé de le faire à Bruxelles lorsque l’Espagne et le Portugal négociaient avec la Commission européenne l’« exception ibérique » sur le gaz.
« L’unité est fondamentale face à un agresseur tel que [Vladimir] Poutine », a-t-il souligné tout en exhortant la Commission européenne à réformer « une fois pour toutes » le marché de l’électricité.
Il participera mardi (6 septembre) au Sénat espagnol à un débat avec le leader du PP, Alberto Núñez Feijóo.