Espagne : Podemos et Sumar s’accordent sur une coalition en vue des élections générales

Le parti de gauche Podemos (Gauche européenne) a accepté vendredi de se présenter avec la nouvelle formation de gauche Sumar aux élections générales espagnoles prévues le 23 juillet, selon la secrétaire générale de Podemos, Ione Belarra.

EURACTIV avec EuroEFE
Belarra
Mme Belarra a toutefois prévenu que Podemos n’accepterait pas de veto à l’encontre de la ministre de l’Égalité faisant fonction, Irene Montero.

Le parti de gauche Podemos (Gauche européenne) a accepté vendredi (9 juin) de se présenter avec la nouvelle formation de gauche Sumar aux élections générales espagnoles prévues le 23 juillet, selon la secrétaire générale de Podemos, Ione Belarra.

Mme Belarra a toutefois prévenu que Podemos n’accepterait pas de veto à l’encontre de la ministre de l’Égalité faisant fonction, Irene Montero. C’était l’une des principales pommes de discorde qui empêchait les deux partis de parvenir à un accord final, a rapporté EFE, le partenaire d’EURACTIV.

Mme Belarra a souligné que Podemos souhaitait un accord « équitable » avec Sumar, ce qui suppose qu’il n’y ait pas d’exclusions. La coalition Podemos-Sumar sera donc enregistrée dans l’après-midi.

Dans un message diffusé par Canal Red, la chaîne Internet du fondateur et ancien membre de Podemos Pablo Iglesias, Mme Belarra avait assuré que la présidente de Sumar, Yolanda Díaz, et son équipe avaient mis leur veto sur Mme Montero. Cette mesure, avait-t-elle déclaré, signifie qu’il a été demandé à Podemos de « sacrifier » ce que les membres de son parti considèrent comme leur principal atout politique.

Par ailleurs, Mme Belarra a confirmé que l’engagement en faveur de l’unité de Podemos est ferme, que la décision a été prise et que la participation du parti dans la coalition Sumar « est garantie ». Toutefois, elle a souligné que le parti progressiste, à peine battu lors des élections régionales et municipales du 28 mai, continuera à essayer de parvenir à un accord « équitable », sans veto sur Mme Montero.

Elle a également regretté que la dernière offre faite par l’équipe de Sumar « pourrait laisser [Podemos] sans représentation au Parlement ». « C’est quelque chose qui nous semble injuste », a ajouté Mme Belarra.

Sumar enregistrera la coalition avec Podemos cet après-midi, sans dépasser le délai (fixé à 23 h 59 ce vendredi), une fois que Podemos aura confirmé sa décision d’en faire partie, ont indiqué à EFE des sources de l’équipe de Yolanda Díaz.

Ces sources considèrent que la présence et la représentation de Podemos « sont amplement garanties » grâce à une proposition déjà sur la table et que, par conséquent, les partis ne négocieront pas jusqu’à la dernière minute.

Lors d’un référendum express tenu en ligne, 92,92 % des membres de Podemos ont donné leur feu vert vendredi (9 juin) à la direction du parti de gauche pour décider de l’éventuelle intégration de la formation politique au sein de Sumar.

La question cruciale posée était la suivante : « Acceptez-vous que le Conseil de coordination de Podemos, conformément aux critères d’unité établis par le Conseil des citoyens de l’État, négocie avec Sumar et, si nécessaire, convienne d’une alliance électorale entre Podemos et Sumar ? »

L’enjeu porte sur le poids de chaque parti (Podemos, Sumar et les autres petites formations de gauche), les noms présents sur les listes électorales, le pouvoir territorial de chaque parti, l’apparition ou non de leur logo sur le bulletin de vote et l’élaboration du programme.

Le débat porte également sur l’autonomie de chaque parti au sein du groupe parlementaire, sur la structure des groupes dans les deux chambres et sur la répartition des subventions publiques, entre autres.