L’UE incite Rohani à appliquer l’accord sur le nucléaire
Federica Mogherini, a félicité Hasan Rohani pour sa victoire aux élections présidentielles du vendredi 19 mai en Iran. Elle lui a assuré que l’UE continuerait à collaborer pour la mise en œuvre totale de l’accord sur le nucléaire. Un article d’Euroefe.
Federica Mogherini, a félicité Hasan Rohani pour sa victoire aux élections présidentielles du vendredi 19 mai en Iran. Elle lui a assuré que l’UE continuerait à collaborer pour la mise en œuvre totale de l’accord sur le nucléaire. Un article d’Euroefe.
« Les Iraniens ont participé avec passion à la vie politique de leur pays. Je félicite le président Hassan Rohani pour le mandat solide qu’il a reçu », a indiqué le 20 mai la Haute-représentante de la politique extérieure de l’UE, Federica Mogherini, sur son compte Twitter.
Elle a ainsi confirmé que l’UE était « prête à poursuivre le travail commencé pour une mise en œuvre total de l’accord sur le nucléaire iranien, un engagement bilatéral, un paix régionale et pour répondre aux attentes de tout le peuple iranien ».
L’UE a mené les négociations des puissances mondiales avec Téhéran, qui ont débouché, durant le premier mandat d’Hassan Rohani, sur le dénommé « plan d’action global commun », qui garantit que le programme nucléaire iranien se limite à un usage pacifique.
Lors des élections, Hassan Rohani a obtenu 57 % des voix, soit bien plus que son principal adversaire, le clerc conservateur Ebrahim Raisi, qui a récolté 38,5 % de votes.
Victoire haut la main
Hassan Rohani, clerc modéré, a été réélu président de l’Iran avec 57 % des voix (23 millions de personnes), une victoire confortable qui lui permettra de continuer son programme de réformes et d’ouverture à l’international.
Cette différence dès la premier tour des élections renforce sa position dans les secteurs les plus rigoristes de la République islamique, qui ne voient pas d’une bon œil la diplomatie et le rapprochement de président réélu vers l’Occident.
Dans son premier discours après son triomphe, Hassan Rohani a affirmé que le message du peuple iranien via les urnes était sans équivoque et devait être respecté.
« Hier, vous avez dit non à tous ceux qui nous appelait à un retour dans le passé ou à freiner la situation actuelle », a déclaré le clerc, faisant référence aux conservateurs.
Selon lui, les Iraniens ont aussi exprimé leur souhait d’interagir avec « le reste du monde sur la base d’un respect mutuel » et « du vivre en paix ». « Le peuple de la République islamique n’est pas prêt à accepter des humiliations ou des menaces », a-t-il ajouté, dans une pique aux « ennemis de l’Iran » et aux conservateurs.
Les relations internationales de l’Iran se sont considérablement améliorées depuis la signature de l’accord sur le nucléaire en juillet 2015 avec six grandes puissances, mais continuent d’être très tendues avec les États-Unis.
Politique trop laxiste
Les conservateurs lui reprochent d’être trop laxiste vis-à-vis de l’Occident et de laisser Washington maintenir certaines sanctions contre l’Iran et en imposer de nouvelles.
Durant la campagne, son adversaire, Ebrahim Raisi, l’a accusé de « ne pas être capable d’encaisser le chèque [les bénéfices] de l’accord sur le nucléaire ».
Les divergences entre les deux courants ont été bien visibles durant la course à la présidentielle, mais Hassan Rohani a préféré jouer la carte de la réconciliation et de l’unité.
Il a promis d’être le président de tout le peuple et a demandé le soutien de tous les citoyens, même ceux opposés à ses politiques, pour briguer un second mandat.