Européennes 2024 : les partis suédois pro-UE risquent de perdre des sièges dans le nouveau Parlement européen

Plusieurs partis suédois de centre et de centre droit de la coalition gouvernementale pro-UE sont en passe de perdre leurs sièges au Parlement avant les élections européennes de juin, indique un nouveau sondage publié dimanche (5 mai).

Euractiv.com
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D’après l’institut de sondage mandaté par le Parlement européen, Verian, les élections de juin s’annoncent plus difficiles que prévu pour les membres de la coalition de centre droit au pouvoir, composée des libéraux (Renew) et des démocrates-chrétiens (PPE), ainsi que pour le parti d’opposition, le Parti du centre (Renew). [Shutterstock/Alexandros Michailidis]

Plusieurs partis suédois de centre et de centre droit de la coalition gouvernementale pro-UE sont en passe de perdre leurs sièges au Parlement européen avant les élections européennes de juin, indique un nouveau sondage publié dimanche (5 mai).

D’après l’institut de sondage mandaté par le Parlement européen, Verian, les élections de juin s’annoncent plus difficiles que prévu pour les membres de la coalition de centre droit au pouvoir dans le pays, composée des libéraux (Renew Europe) et des démocrates-chrétiens (Parti populaire européen, PPE), ainsi que pour le parti d’opposition, le Parti du centre (Renew Europe).

Les libéraux, qui se présentent comme le parti le plus pro-européen, n’obtiennent que 3,7 % de soutien dans le premier baromètre des électeurs pour les élections européennes de 2024, ce qui est inférieur au seuil de 4 % pour entrer dans l’hémicycle de l’UE.

« Il faudra une bonne campagne électorale pour que les libéraux obtiennent un eurodéputé », a déclaré Per Söderpalm, responsable de l’opinion chez Verian, à la presse suédoise dimanche (5 mai).

Actuellement, les libéraux comptent uniquement sur une eurodéputée, Karin Karlsbro, qui a été au cœur de la controverse en 2022 lorsque son parti a conclu un accord de gouvernement avec les Démocrates de Suède (Conservateurs et Réformistes européens, CRE), un parti d’extrême droite, après les élections nationales.

En signe de protestation, un eurodéputé français, Pascal Durand, de Renew Europe a rejoint le groupe des Socialistes et Démocrates européens (S&D) de gauche.

Renew a ensuite exprimé ses préoccupations, et le Parti libéral suédois, membre du parti libéral européen Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE), a été suspendu de toute activité au sein du groupe Renew.

Cependant, les libéraux ne sont pas les seuls à risquer de perdre leurs sièges au Parlement européen : leurs alliés de la coalition, les démocrates-chrétiens (PPE) et le parti d’opposition du Centre (Renew) sont également en difficulté, avec des sondages de 4,2 % et 4,5 % respectivement, soit un peu plus de la moitié de leur résultat aux élections européennes de 2019.

Alors que les partis d’extrême droite en Europe gagnent du terrain dans les sondages avant les élections européennes, les Démocrates de Suède, actuellement à 17 %, obtiennent des résultats inférieurs à ceux des dernières élections nationales de 2022, au profit de partis minoritaires ou non représentés au parlement.

Il s’agit par exemple du Parti vert suédois et du Parti de gauche, qui bénéficient d’un fort soutien avec respectivement 9,5 % et 8,8 %.

Plusieurs partis sans représentation au parlement suédois ont le vent en poupe avec 4,2 %, notamment le parti pro-Swexit de l’eurodéputée démocrate-chrétienne Sara Skyttedal, qui est en pleine ascension.