Externalisation des demandes d’asile : l’Autriche veut s’inspirer du Royaume-Uni
L’Autriche accueillera jeudi la ministre britannique de l’Intérieur, Suella Braverman, afin qu’elle lui fasse part de l’expérience de son pays en matière d’externalisation des demandes d’asile vers des pays tiers.
L’Autriche accueillera jeudi (2 novembre) la ministre britannique de l’Intérieur, Suella Braverman, afin qu’elle lui fasse part de l’expérience de son pays en matière d’externalisation des demandes d’asile vers des pays tiers.
Le gouvernement autrichien cherche actuellement à externaliser les procédures d’asile en les confiant à des pays tiers, ce que fait actuellement le Royaume-Uni dans le cadre d’un accord controversé avec le Rwanda.
Le ministre autrichien de l’Intérieur, Gerhard Karner, a confié à l’agence de presse autrichienne APA en amont de la réunion que « la grande expérience » du Royaume-Uni en matière d’externalisation des procédures d’asile pourrait aider l’UE à l’avenir.
L’idée a récemment fait son chemin dans le bloc, l’Allemagne envisageant également une approche similaire.
Étant donné que « de plus en plus de pays suivent la ligne autrichienne », comme l’a souligné M. Karner mardi (31 octobre), « une coopération élargie avec les pays tiers devrait également pouvoir être mise en œuvre dans le cadre du pacte sur la migration et l’asile » de l’UE.
« Nous continuerons à travailler de manière cohérente pour que la Commission européenne pousse de telles procédures d’asile en dehors de l’Europe et les rende ainsi possibles. »
L’accord conclu entre le Royaume-Uni et le Rwanda est particulièrement intéressant pour l’Autriche et pourrait servir de modèle à l’UE, a ajouté le ministère de l’Intérieur.
Dans le cadre du nouveau régime, les personnes que le Royaume-Uni identifie comme des migrants irréguliers ou des demandeurs d’asile peuvent être expulsées vers le Rwanda pour que leur demande soit traitée. Si leur demande est acceptée, elles obtiennent l’asile dans ce pays et ne peuvent pas venir au Royaume-Uni.
Ce plan est considéré comme très controversé, car la Cour suprême du Royaume-Uni est en train d’examiner sa légalité après que la Cour d’appel l’ait jugé illégal.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]