Feu vert des députés allemands au deuxième plan d’aide à la Grèce

Le Bundestag a approuvé le paquet de 130 milliards d’euros. L’ensemble des députés siégeant dans les partis de la coalition gouvernementale ne se sont cependant pas tous rangés derrière la chancelière.

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Le Bundestag a approuvé le paquet de 130 milliards d’euros. L’ensemble des députés siégeant dans les partis de la coalition gouvernementale ne se sont cependant pas tous rangés derrière la chancelière.

Le parlement allemand a adopté, lundi 27 février, le deuxième plan d’aide à la Grèce avec 496 voix contre 95.  La coalition d’Angela Merkel a obtenu une majorité confortable de 304 voix, sans pour autant franchir le seuil de la majorité absolue. C’est une première depuis que la chancelière est à la tête du pays.

Angela Merkel a plaidé à  multiples reprises pour l’adoption du deuxième plan d’aide à la Grèce, sur lequel se sont entendus les ministres des Finances de la zone euro lundi 21 février. Un défaut désorganisé de la Grèce n’est selon elle pas envisageable : « Je considère que les risques sont imprévisibles et les prendre serait irresponsable ».
 
Merkel affaiblie
 
Le programme à hauteur de 130 milliards d’euros a été approuvé par une large majorité des députés de la coalition gouvernementale, mais aussi par les sociaux-démocrates et les verts, les deux plus grands partis d’opposition.
 
20 députés de la coalition gouvernementale n’ont pas voté en faveur de la nouvelle aide à la Grèce. Six députés des partis gouvernementaux se sont abstenus. 13 députés conservateurs (CDU, CSU) se sont prononcés contre les nouvelles aides et deux se sont abstenus. Quatre députés des libéraux (FDP) ont vote contre le programme, un s’est abstenu.
 
Le week end dernier, le ministre de l’Intérieur Hans-Peter Friedrich (CSU, conservateurs bavarois, ndlr) avait semé la confusion dans les rangs du gouvernement en exprimant son souhait d’inciter la Grèce à sortir de la zone euro. Juste avant le vote, le dirigeant a néanmoins exprimé son soutien en faveur des aides européennes.
 
Pour le député socio-démocrate Thomas Opperman, le vote au Bundestag est un échec personnel pour Angela Merkel. « C’est le début de la fin de la chancelière », a-t-il déclaré à l’issue du vote.
 
Afin de pouvoir bénéficier des nouvelles tranches d’aide, la Grèce doit adopter des nouvelles mesures d’austérité, dont la mise en oeuvre est surveillée par la troïka (FMI, BCE, Commission européenne) qui devra donner son feu vert.