Feu vert pour la Grèce, accord amiable avec l’Espagne

Les ministres des Finances de la zone euro ont donné leur accord politique aux 130 milliards d’euros de prêts destinés à la Grèce, tout en trouvant un compromis avec Madrid sur le déficit public.

EURACTIV.fr
b1bb52680a1921cccaa1569e885f9373.jpg
b1bb52680a1921cccaa1569e885f9373.jpg

Les ministres des Finances de la zone euro ont donné leur accord politique aux 130 milliards d’euros de prêts destinés à la Grèce, tout en trouvant un compromis avec Madrid sur le déficit public.

Le contrat avec les créanciers privés étant rempli, les ministres des Finances de la zone euro ont donné leur accord de principe à un nouveau plan d’aide, d’un montant de 130 milliards d’euros, destiné à soutenir la Grèce jusqu’en 2014. La signature finale devrait intervenir le 14 mars, avec la réunion du groupe de travail sur la zone euro rassemblant des hauts fonctionnaires.

En raison d’un taux de participation élevé des créanciers privés, qui acceptent d’effacer une partie de la dette grecque tout en permettant à Athènes d’honorer ses échéances dans de meilleures conditions, les perspectives sont plus optimistes que prévu. A en croire Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe, l’endettement du pays pourrait ainsi être ramené à 117% du PIB en 2020, contre 120% initialement annoncés. L’effort financier en provenance du FMI, qui participe également au plan de 130 milliards d’euros, sera discuté le 15 mars lors de la réunion de son conseil d’administration.

Nouvelles coupes budgétaires en Espagne

Scrutée de près depuis mois, la Grèce n’était pourtant pas le sujet le plus controversé du jour. Le cas de l’Espagne, dont le déficit a été revu à la hausse début 2012, culmine à 8,51% du PIB. A l’issue du dernier sommet européen, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy avait joué les trouble-fêtes en refusant de se conformer à l’objectif budgétaire attendu cette année. Le dirigeant s’était dit prêt à « réduire le déficit public de 8,5% à 5,8% », oubliant le seuil plus ambitieux mais irréaliste de 4,4% auquel tenait Bruxelles.

Le dilemme a finalement été tranché sans animosité. Reconnaissant les « progrès substantiels » réalisés par le pays, dont les « réformes structurelles » vont « doper l’emploi et la croissance », l’Espagne et ses partenaires européens ont convenu d’un objectif visant à ramener le déficit du pays à 5,3% du PIB en 2012. Un ajustement qui nécessitera de nouvelles coupes budgétaires, de l’ordre de 5 milliards d’euros.

L’augmentation du fonds de secours européen, à laquelle l’Allemagne se montre rétive, sera prochainement discutée. L’arbitrage sera peut-être rendu à la fin du mois, lors d’une nouvelle réunion de l’Eurogroupe à Copenhague.