Finlande : les Verts en tête des sondages des élections présidentielles

Selon un récent sondage, le 13e président finlandais, qui sera désigné lors des présidentielles de janvier 2024, pourrait bien être issu du parti écologiste.

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Le ministre des Affaires étrangères Pekka Haavisto, de la Ligue verte (Vihreä liitto, Vihr), arrive en tête des sondages avec 25 % des voix. [EPA-EFE/VALENTYN OGIRENKO]

Selon un récent sondage, le 13e président finlandais, qui sera désigné lors des présidentielles de janvier 2024, pourrait bien être issu du parti écologiste.

En Finlande, le président est élu au suffrage direct pour un mandat de six ans et une même personne ne peut être élue pour plus de deux mandats consécutifs. Le président sortant, Sauli Niinistö, président depuis 2012 et membre du Parti de la coalition nationale (Kansallinen Kokoomus, Kok), n’est donc plus autorisé à se présenter.

Les fonctions du président sont principalement liées à la politique étrangère. Selon la constitution du pays, la politique étrangère relève du président et est définie en coopération avec le gouvernement.

Le ministre des Affaires étrangères Pekka Haavisto, de la Ligue verte (Vihreä liitto, Vihr), arrive en tête des sondages avec 25 % des voix. Ces derniers mois, M. Haavisto a bénéficié d’une certaine visibilité et a été félicité pour ses actions dans le cadre de la guerre en Ukraine et du processus de candidature de la Finlande à l’OTAN.

Par ailleurs, l’écologiste fut également candidat à l’élection présidentielle de 2012 pour la Ligue verte, mais il a finalement été battu par M. Niinistö après s’être qualifié pour le second tour.

Cependant, les réussites à Bruxelles et à l’étranger ne semblent pas toujours être des arguments convaincants. En effet, Olli Rehn, membre du Parti du centre (Suomen Keskusta, Kesk), deux fois commissaire européen et actuel gouverneur de la Banque de Finlande, a vu sa cote de popularité chuter. Alors qu’il était le candidat le plus populaire il y a moins d’un an, M. Rehn est à présent tombé à 14 % des voix.

Alexander Stubb (Kok), professeur à l’Institut universitaire européen, qui a déjà été eurodéputé, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI) et Premier ministre, a recueilli seulement 6 % des suffrages.

Jutta Urpilainen, membre du Parti social-démocrate de Finlande (Suomen Sosialidemokraattinen Puolue, SDP) et commissaire européenne aux Partenariats internationaux, a obtenu 2 % des voix seulement.

Jusqu’à présent, aucune personne et aucun parti n’a officiellement annoncé sa candidature. À l’exception de Harry Harkimo, président du Mouvement maintenant (Liike Nyt), un parti de centre droit au parlement qui a reucueilli 1,8 % des voix.

La Première ministre Sanna Marin (SDP) a pour sa part déjà déclaré qu’elle n’avait pas l’intention de se présenter à la présidence.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]