François Hollande campe sur ses positions et appelle à la mutualisation des dettes

Le président français, François Hollande, a répété que l’Union européenne avait besoin d’une solidarité renforcée et d’un système de mutualisation des dettes, des propos contestés par l’Allemagne qui confirme que cela ne sera possible qu’à condition que les pays acceptent d’accorder davantage de pouvoir à Bruxelles en matière de supervision budgétaire. Un reportage d’EURACTIV France.

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Le président français, François Hollande, a répété que l’Union européenne avait besoin d’une solidarité renforcée et d’un système de mutualisation des dettes, des propos contestés par l’Allemagne qui confirme que cela ne sera possible qu’à condition que les pays acceptent d’accorder davantage de pouvoir à Bruxelles en matière de supervision budgétaire. Un reportage d’EURACTIV France.

« La feuille de route pour l’approfondissement de l’union économique et monétaire dont nous allons discuter d’ici la fin de l’année, c’est déjà un premier pas dans cette démarche », a expliqué François Hollande lundi (27 août) dans un discours prononcé à la Conférence des ambassadeurs à Paris. 

« Cet approfondissement doit aussi nous permettre de mettre en place des instruments de solidarité. À terme, je pense que l’union budgétaire devra évoluer vers une mutualisation des dettes », a-t-il poursuivi.

Le président français a défendu bec et ongles sa proposition d'euro-obligations pour faire baisser les coûts d'emprunt des pays plus faibles de la zone euro. Les garants incluraient alors les États les plus puissants, en d'autres termes, l'Allemagne.

Inquiète quant au fait que l'Allemagne doive finalement payer la note, la chancelière allemande, Angela Merkel, s'est vivement opposée à la mutualisation des dettes et réclame d'abord « de meilleurs contrôles et des mesures structurelles ». « La responsabilité commune ne pourra être mise en oeuvre que lorsque des contrôles adéquats seront imposés », a-t-elle ajouté.

Une union plus forte

M. Hollande a également appelé à l'application rapide des décisions prises par les dirigeants européens le 28 juin dernier, qui soulignaient la nécessité d'une intégration politique et budgétaire approfondie.

« Un accord existe pour que le mécanisme européen de stabilité, en coopération avec la Banque centrale européenne, puisse intervenir pour réduire les taux d’intérêt des dettes souveraines lorsqu’ils deviennent prohibitifs », a expliqué M. Hollande en laissant entendre qu'il était favorable à des rachats de dettes qui pourraient soulager l'Espagne et l'Italie en difficulté financière.

Le président français souhaite également voir l'Eurogroupe des 17 renforcé et a proposé que les chefs d'État et de gouvernement se réunissent « beaucoup plus régulièrement lorsqu'il s'agit de la zone euro et pas simplement deux fois dans l'année ».