Friedrich Merz s’engage à mener une stratégie européenne commune à l’égard de Donald Trump
Friedrich Merz, tête de liste de la CDU et favori des élections allemandes de février, a promis de prendre la tête d’une approche européenne commune de la présidence de Donald Trump, rejetant l’idée que les relations avec les États-Unis seraient désormais dominées par l’extrême droite européenne.
BERLIN — Friedrich Merz, tête de liste de la CDU et favori des élections allemandes de février, a promis de diriger une approche européenne commune à la présidence de Donald Trump, rejetant l’idée que les relations avec les États-Unis seraient désormais dominées par l’extrême droite.
Juste après avoir pris ses fonctions lundi, Donald Trump a surpris les observateurs avec une avalanche de décrets, notamment le retrait des États-Unis de programmes de coopération internationale, tels que l’Accord de Paris sur le climat et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Friedrich Merz, candidat conservateur de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) et favori à la chancellerie pour les élections allemandes de février, a exhorté les alliés européens à « élaborer une stratégie commune », afin de relever le nouveau défi de manière unie.
« L’Allemagne doit jouer un rôle de premier plan », a déclaré le chef de file des chrétiens-démocrates (CDU, Parti populaire européen) à la chaîne de télévision allemande Deutschlandfunk mardi, avant d’ajouter que « les Européens attendent l’Allemagne ».
Le responsable politique avait précédemment critiqué le chancelier socialiste sortant Olaf Scholz, pour son comportement passif lors des sommets de l’Union européenne (UE) et pour son incapacité à initier une action européenne commune.
Selon Friedrich Merz, sous l’impulsion de l’Allemagne, l’Europe pourrait se rassembler autour d’intérêts communs et tirer parti de la taille de son marché, qui compte 450 millions de personnes. Il considère que ce serait la base pour proposer des accords à Donald Trump et s’opposer à ses défis en matière de commerce international et de sécurité européenne.
Alors que le président américain a invité plusieurs responsables européens d’extrême droite à sa cérémonie d’investiture de lundi, Friedrich Merz ne pense pas que les relations avec les États-Unis seront désormais dominées par des personnalités telles que la Première ministre italienne Giorgia Meloni et son homologue hongrois Viktor Orbán.
« Cela ne signifie pas que Donald Trump n’aura pas de discussions sensées avec tous les autres, si c’est dans l’intérêt des États-Unis. »
Les médias allemands ont par ailleurs rapporté qu’il avait envoyé une lettre à Donald Trump dans laquelle il le félicitait pour sa victoire « vraiment remarquable » et promettait de travailler pour écrire « un nouveau chapitre de notre relation ».
[AM]