G20 : Lagarde espère un accord sur les indicateurs économiques
Les ministres de l’Économie et des Finances des 20 pays les plus industrialisés se réunissent les 18 et 19 février à Paris. Christine Lagarde entend obtenir un accord sur les indicateurs économiques.
Les ministres de l’Économie et des Finances des 20 pays les plus industrialisés se réunissent les 18 et 19 février à Paris. Christine Lagarde entend obtenir un accord sur les indicateurs économiques.
L’évolution des indicateurs économiques est le premier objectif de la présidence française du G20. Lundi 14 février, la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, a détaillé, lors d’une conférence de presse, le programme de la rencontre des ministres des Finances et des gouverneurs de banque centrale du G20 des 18 et 19 février.
« Nous souhaitons parvenir à un accord sur des indicateurs économiques dès samedi, lors de la première réunion des ministres des finances et des gouverneurs des banques des États membres », a déclaré Mme Christine Lagarde. L’objectif est de « poser les diagnostics, identifier les solutions et s’accorder sur la méthode de concertation », a ajouté la ministre.
La mesure de ces déséquilibres est un préalable à des actions permettant de les réduire afin de parvenir à une croissance « forte, équilibrée et durable », objectif prioritaire du Groupe des Vingt.
« Pas de limite chiffrée »
« Ces indicateurs ne comporteront pas pour l’instant de limite chiffrée », a précisé Christine Lagarde, et ils devront être pondérés en fonction des spécificités des pays.
Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a ajouté que l’objectif n’était pas de « pointer du doigt » certains pays dont les excédents ou les déficits seraient excessifs, mais d’étudier les faiblesses structurelles de chacun.
Pour Christine Lagarde, « il ne s’agit pas évidemment de dire à un pays : « cessez d’être compétitif ou cessez vos bonnes performances » mais d’essayer d’introduire une action concertée pour que (…) on arrive à des mesures de politique économique qui réduisent ces écarts ».
« Notre espoir, c’est de parvenir à des indicateurs dès samedi prochain. Si on n’y arrive pas, ça ne sera pas un drame », a-t-elle ajouté. « On n’a pas d’accord à ce jour, sinon on se réunirait samedi pour enfiler des perles, ce qui ne sera évidemment pas le cas ».
Traitement différenciés
« Cette série d’indicateurs sera plus large que la simple balance courante », a-t-elle précisé, en évoquant les débats sur la nécessité d’examiner surtout la balance commerciale, d’y ajouter les services ou encore les flux de capitaux.
« Il y a en plus les débats qui concernent la situation particulière de chacun. On ne peut pas traiter à la même aune un pays fortement producteur de matières premières et par conséquence fortement exportateur, je pense notamment à l’Arabie saoudite ou l’Australie, comme on traite un pays très peu exportateur », a dit la ministre des Finances.
« On est obligé d’introduire des réflexions et des paramètres de pondération pour parvenir à des indicateurs pertinents pour tout le monde », a-t-elle ajouté.
Christian Noyer a précisé que « l’exercice ne consiste pas à pointer du doigt une petite partie des pays en disant ceux-là ont des excédents excessifs, ceux là ont des déficits excessifs ».
« L’exercice consiste à rechercher chez chacun des Vingt quelles sont les faiblesses structurelles qui pourraient être améliorées », a-t-il ajouté, en citant l’épargne et les investissements.
5 priorités
Christine Lagarde a également rappelé les quatre autres axes priorités de la présidence française du G20 : la réforme du système monétaire international (SMI), la réduction de la volatilité excessive des matières premières, l’établissement d’une régulation financière sans faille et le développement des infrastructures dans les pays en développement couplé à la lutte contre le changement climatique.
Pour parvenir à ces objectifs généraux, la France travaillera en binôme avec des organisations internationales ou des pays en pointe sur chacune de ces questions. Il sera ainsi fait appel au fonds monétaire international (FMI) pour la régulation financière. Un groupe de pays comprenant l’Allemagne, le Mexique, le Brésil collaboreront avec Paris pour la réforme du SMI.
Lors de la prochaine réunion vendredi, et tandis que 2011 est celle de l’année du Mexique en France, Christine Lagarde entend évoquer le cas de Florence Cassez avec la délégation mexicaine.
CALENDRIER :
- 18 et 19 février 2011 : première réunion du G20 en présence des ministres des finances et des gouverneurs des banques des États membres, à Paris.
- 14 et 16 avril : Réunion du G20 Finances à Washington
- 13 et 14 octobre : Réunion du G20 Finances à Paris
- 3 et 4 novembre : Sommet des chefs d’État et de gouvernement du G20 à Cannes