Gaz de schiste : les foreurs veulent être entendus
Après l’accélération de la procédure législative pour interdire l’extraction de ce gaz, l’amicale des foreurs et des métiers du pétrole a adressé une lettre ouverte aux parlementaires français.
Après l’accélération de la procédure législative pour interdire l’extraction de ce gaz, l’amicale des foreurs et des métiers du pétrole a adressé une lettre ouverte aux parlementaires français.
La polémique sur les gaz de schiste n’en est qu’à ses débuts. Après la proposition de loi déposée par le président du groupe UMP, Christian Jacob, le 8 avril, les foreurs réagissent.
« Nous vous suggérons d’auditionner l’un de nos adhérents qui s’est spécialisé depuis une quinzaine d’années dans les problèmes de gaz de schiste et qui pourra répondre aux questions que vous vous posez », ont proposé aux députés, le président de l’association Jacques Sallibartant et le vice-président Jean-Claude Remondet dans une lettre datée du 11 avril.
Aucun forage pour l’extraction de ce gaz n’a encore été effectué en France. Les permis d’exploration qui auraient autorisé les sociétés exploitantes de sonder les sols n’ont pas été accordés.
Ancien membre du Comité exécutif de Total, Bruno Weymuller estime que cette situation est « ubuesque ». « Comment peut-on interdire les forages sans avoir testé le potentiel du sol ? », s’interroge-t-il.
Aujourd’hui, les foreurs français demandent donc qu’on les écoute, « à l’Assemblée ou à l’UMP ». Dans cette missive de trois pages, ils soutiennent qu’à leur connaissance il « n’y a jamais eu aucune nappe phréatique contaminée ».
Selon eux, « dire que ces les conséquences de ces forages sont « extrêmement néfastes pour l’environnement relève de l’affabulation. ».
Quant aux produits chimiques utilisés dans le processus de fracturation par l’eau, « ils sont utilisés en quantités infinitésimales ne dépassant pas 0,5% du volume injecté ».
Les foreurs appellent les députés à ne pas laisser passer cette « manne providentielle ». Ils citent un rapport de l’US Energy Information Administration qui répertorie le potentiel en gaz de schiste d’un certain nombre d’États dont la France. Avec la Pologne, le pays est celui qui recèlerait les ressources les plus importantes en Europe.