George Papandreou abandonne l'idée d'un référendum

Luttant pour sa survie politique, hier (3 novembre), le premier ministre grec, George Papandreou, a abandonné son idée d'un référendum sur l'accord difficilement conclu par les leaders de la zone euro pour sauver son pays de la faillite. EURACTIV Grèce a contribué à cet article.

EURACTIV.com
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Luttant pour sa survie politique, hier (3 novembre), le premier ministre grec, George Papandreou, a abandonné son idée d'un référendum sur l'accord difficilement conclu par les leaders de la zone euro pour sauver son pays de la faillite. EURACTIV Grèce a contribué à cet article.

Les rumeurs sur la démission de M. Papandreou ont persisté quelques heures après son retour de Cannes, où le premier ministre grec avait été convoqué par les dirigeants européens suite à l'annonce surprise de son intention d'organiser un référendum sur le programme de renflouement de son pays, décidé lors du dernier sommet de la zone euro le 27 octobre.

Quatre ministres, dont le ministre des finances Evangelos Venizelos, se sont élevés contre M. Papandreou et opposés au référendum. Au parlement, certains députés du parti de centre-gauche de M. Papandreou, le PASOK, ont rejoint l'opposition. Le premier ministre s'est alors retrouvé avec 150 des 300 sièges que compte le parlement.

Malgré toutes ces critiques, il était devenu clair que M. Papandreou n'envisagerait pas de quitter le pouvoir. Il a par contre décidé d'abandonner l'idée d'un référendum, qui avait suscité la colère des leaders européens et ébranlé les marchés.

Le premier ministre grec a déclaré que ce référendum serait inutile, dans la mesure où le PASOK et le parti de l'opposition Nouvelle démocratie (ND) étaient sur le point d'aboutir à un accord pour résoudre les crises politique et financière du pays.

Le tournant décisif a été la prise de position du dirigeant de ND, Andonis Samaras, qui a affirmé que le plan de sauvetage de la Grèce était « inéluctable » et devait être soutenu. Par le passé, le parti de M. Samaras s'était opposé à tous les accords de renflouement proposés.

Selon certaines sources à Athènes, le paquet du 27 octobre pourrait être ratifié au parlement dès la semaine prochaine. Mais les conditions politiques restent à définir.

De nombreux députés dans les deux camps ont appelé à la formation d'un gouvernement d'unité nationale, dans les rangs du PASOK et de ND notamment. Le parti ND a cependant posé comme condition que M. Papandreou quitte le pouvoir. Du point de vue de Bruxelles, le potentiel politique de M. Papandreou serait peut-être épuisé, mais certains observateurs athéniens affirment que ses chances de survie politiques ne devraient pas être réduites à néant si facilement.

Eviter la « catastrophe »

Hier soir, M. Papandreou a fait savoir au parlement que s'il devait choisir entre un accord politique global au parlement et un référendum, il préfèrerait la première option.

Il a également déclaré que dans ce contexte, l'organisation d'élections anticipées en Grèce serait une « catastrophe » et mènerait à la « faillite » du pays.

La constitution grecque stipule que si le premier ministre échoue lors d'un vote de confiance, le président doit chercher une position majoritaire au sein du parti principal ou une coalition.

M. Venizelos, le ministre des finances, s'est exprimé après le discours du président grec pour indiquer que l'accord de la zone euro aurait besoin d'au moins 180 votes au parlement. Il a également déclaré qu'il était nécessaire que la Grèce reçoive la prochaine tranche d'aide de 8 milliards d'euros d'ici au 15 décembre.